Ce que j'en dis

Né sous XY

 

XY

Tiens, et si on jouait à un petit jeu ?

La règle est super simple. Je fais une vanne, vous choisissez votre équipe.

Prêts ?

« Femme qui rit, à moitié dans ton lit. Pour l’autre moitié, y’a le GHB »

C’est rigolo comme jeu, non ? Je vais appeler ça « Féministe GO ».

Là, je suis sûr de toutes les attraper.

Dans quel but ? Pour me faire un harem géant ? C’est vrai que l’idée est tentante, mais pas sûr qu’elles soient d’accord.

Non, en fait, attraper toutes les féministes, ça me permettra de leur parler du second degré.

Sérieusement, qui peut prendre ça au pied de la lettre ?

Comme si à la lecture de ces deux phrases, quelque part, un mec pouvait se dire : « Ah ouais putain, pas con ! ». Puis dans la foulée, s’empresser d’inviter une fille au cinéma pour aller voir Camping 3, et une fois qu’elle aura bien ri, verser des psychotropes dans son verre pour abuser salement d’elle.

J’ai du mal à y croire. Franchement.

Déjà parce que ça m’étonnerait qu’on puisse rire devant Camping 3, mais bon, imaginons. Surtout, je me dis qu’à la limite, le connard qui envisage de pénétrer une fille sans son autorisation préalable, il va pas se faire chier à payer 2 places de cinéma. Il va aller direct au but. A la base le mec c’est un taré, pas le Bachelor.

Sans compter que quand on peut investir dans deux places de cinéma et du pop-corn, on a largement les moyens de s’offrir une nuit avec Zahia.

En tout cas, je vais peut-être vous surprendre, moi je pense que le viol c’est mal.

Waouh, quelle révélation ! 

Vous me direz, ça prouve absolument rien. Les adeptes du viol ne doivent pas s’en vanter non plus.

« Alors j’ai vu dans votre CV… vos hobbies… vous aimez le cinéma. OK. Et aussi les sports de combat, Guy Georges – sa vie, son œuvre – ainsi que, je cite : sodomiser des meufs en leur pratiquant une clé de bras. Ah ouais, quand même… C’est un peu particulier. Vous m’excusez un moment, juste le temps que je contacte les urgences psychiatriques ? ».

C’est vraiment bizarre d’avoir à le préciser : évidemment que je ne cautionne pas le viol. J’ai déjà fait des blagues sur la nécrophilie et entre nous, je ne fantasme pas à l’idée de jouir dans un cadavre, fût-il celui encore tiède d’un quelconque top model.

Le problème, c’est qu’à la vue de cette simple blague, certains vont se scandaliser, hurler, peut-être même faire une descente d’organe, et invoquer :

« La culture du viol »

Ça fait peur hein ? LA CULTURE DU VIOL. On dirait le titre d’un épisode d’Enquête Exclusive. Rien qu’en l’écrivant, je m’attendais à voir débarquer Bernard de La Villardière dans mon salon.

J’avoue, y’a pas si longtemps encore, je ne connaissais pas ce délire. En plus ça sonne comme un oxymore. Culture. Viol. Moi qui avait toujours pensé que la culture, c’est ce qui distinguait l’homme de l’animal. Et le viol à l’inverse, ce qui nous en rapprochait.

Une culture ? Ça signifie qu’il y a des cours, avec des profs qui sont convaincus des bienfaits du viol ? Je veux dire, à part au catéchisme.

J’ai eu comme un doute. Alors je me suis documenté.

Pour résumer, la culture du viol, c’est un concept qui dénonce les systèmes oppressifs au sein desquels la femme et ses divers orifices sont en insécurité permanente puisque tous les hommes sont des violeurs potentiels.

On peut me dire ce qu’on veut, c’est assez con comme raccourci. Autant que de considérer que toutes les femmes sont potentiellement des putes.

Je suis con moi aussi. 

Je croyais faire une vanne, juste une vanne, alors qu’en fait, et à l’insu de mon plein gré, je niais l’horreur. Pire, j’étais plus ou moins complice.

Avant qu’on ne décore ma cheville avec un joli bracelet électronique, permettez-moi de mettre un bémol.

Le concept de la culture du viol est né aux Etats-Unis dans les années 70 et moi, sauf si Marty McFly s’invite dans mon existence avant la fin de ce texte, je vis dans la France de 2016.

C’est un détail qui a son importance, car toute culture évolue dans le temps et selon le lieu.

Nous vivons dans un pays développé, dans une société assez éclairée (bien qu’elle ait de temps à autres quelques coupures) et pas dans un village contrôlé par Boko Haram ou au paléolithique.

Certes, nos ancêtres les gaulois n’avaient pas besoin de potion magique pour abuser de leurs femelles, pas plus qu’ils ne s’encombraient de leur consentement pour se muer en Superstarduix.

Mais c’est du passé. 

Ca vous a peut-être échappé, les choses ont quelque peu changé.

L’immense majorité des hommes de ce pays est aujourd’hui tout à fait capable de réfréner ses pulsions. Sauf en conduisant dans Paris, évidemment.

Ce n’était pas le cas pendant des siècles, c’est vrai. Les femmes ont effectivement vécu sous le joug impitoyable de leurs congénères, ce qui implique globalement une certaine tolérance à l’égard du viol, des barbecues de sorcières et autres saloperies.

Une sympathique époque où la caste féminine était placée pile entre la chèvre et l’être humain. C’était réellement culturel. Ancré. Ça se transmettait de père en fils. Parfois, faut bien le reconnaître, de père dans fille.

C’était assumé comme tel. L’homme, le chasseur, le prédateur, le glaive. La femme, la proie, le gibier, le fourreau. Binaire bien comme il faut.

Aujourd’hui, c’est un tantinet différent. Le problème existe toujours. Latent. Bien sûr, subsistent encore des préjugés honteux sur les femmes. Si elle met une mini-jupe, c’est une salope. Si elle porte le voile, elle est soumise. Si elle s’habille en Desigual, elle a des goûts de merde (bon, ça c’est mon avis pour le coup).

Mais désolé, chez nous et de nos jours, ce n’est plus une culture à proprement parler. Au contraire. C’est le résultat d’une perte de repères. C’est de l’acculturation.

Parce que le mec moderne vit en pleine contradiction. 

Il est paumé. Écartelé en permanence entre le cliché tenace du gars fort, tout puissant, dominateur et les valeurs de notre société. C’est compliqué. Il doit paraître viril mais s’épiler les couilles en même temps.

Dans l’absolu, la femme est son égal. C’est loin d’être le cas dans les faits, je sais. Genre quand il faut pisser debout, faire un créneau ou négocier son salaire par exemple. Mais notre culture, c’est l’égalité des sexes, pas la bio d’Emile Louis.

Et ça, depuis sa plus tendre enfance, personne n’a su lui expliquer correctement. Moralité : ça heurte son ego, ça flingue sa libido. Le sexe est devenu sa faiblesse depuis que le sexe dit faible l’est moins.

Y’a un truc assez marquant a ce propos. Une étude a démontré que dans les pays où l’écart de salaire entre les hommes et les femmes est le plus réduit, la consommation de Viagra augmente en flèche. Je vous laisse réfléchir là-dessus.

Ce que je veux dire, c’est qu’effectivement, certains hommes gèrent très mal cette pression constante. Qu’une minorité craque. Passe à l’acte. Ça dépend de plein de facteurs. Y’en a aussi qui deviennent homo ou chasseurs de Pokémon.

Ce qui est sûr en revanche, c’est que dans ma jeunesse, l’accès à la sexualité était très progressif. C’était un long parcours initiatique. Une épopée. Presque un truc chevaleresque. Une quête jalonnée de catalogues La Redoute, de ma mère qui entre sans frapper dans la chambre à la recherche du rouleau de sopalin, de regard réprobateur du marchand de journaux face à la main tremblante lui tendant nerveusement un Newlook.

« C’est pour le reportage photo sur les requins. J’adore les requins ».

Alors que je m’en branlais, au sens propre.

Puis un jour, bien plus tard, le Graal. Que tu respectes à hauteur de sa légende, ça va de soi. T’as tellement galéré pour en arriver là, pire qu’une traversée du Mordor. Une main passée fébrilement sous un chemisier. Un soutien-gorge que tu dégrafes avec autant de fierté qu’Arthur retirant Excalibur de sa roche (en t’y prenant comme un malade atteint de Parkinson jouant au Mikado). Et ensuite au mieux, tes 2 minutes 30 de bonheur, montre en main.

Maintenant, en quelques secondes sur Google, un gamin de 9 piges peut tomber sur une flopée de vidéos dont le nom contient à la fois les mots extrême, hardcore, interracial, gang et bang. Tu m’étonnes que ça puisse créer des ados à qui il manque quelques étapes dans un parcours de séduction.

Mais on ne peut pas généraliser. 

Contrairement à ce que suggère le slogan, non, tous les hommes ne sont pas des violeurs potentiels. La plupart sait se tenir, je vous jure. Ou alors, on est tous également des serial-killers en puissance, des éventuels cannibales ou des fans de JUL qui s’ignorent.

Et autant si je crève vraiment la dalle, je peux concevoir de trancher quelqu’un pour m’en faire un carpaccio, autant je tiens trop à mes oreilles.

Ca devient n’importe quoi. Aujourd’hui si on écoute certaines personnes, faudrait que la totalité des musulmans s’excusent pour une poignée de dégénérés ou que tous les hommes se désolidarisent des violeurs.

Si vous voulez mon avis, ceux qui tiennent ce genre de propos n’arriveront jamais à se désolidariser des cons.

Ca n’a pas de sens. A ce compte-là demain, quand un mec croisera une fille dans la rue la nuit, il devra mettre les mains en l’air en disant « Je suis un hétéro modéré. Ok, je regardai le Cosby Show quand j’étais petit, mais promis, je savais pas ! ».

Comme dans tout phénomène d’évolution, il y a des poches de résistances, qui elles mêmes génèrent des violences. Des trucs ignobles, y’a pas débat. Oui, le machisme le plus rétrograde s’accroche comme un morpion sur le pubis d’un mec en train de faire son jogging face au vent sur la plage du Cap d’Agde. Il se débat. Il lutte. Mais c’est parce qu’il sait qu’il va finir par disparaître avec le temps.

A grands coups de pédagogie dans sa gueule.

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206 réflexions sur “Né sous XY

  1. lumiru dit :

    Salut. Tu m’as beaucoup fait rire (notamment la référence au cannibalisme). Effectivement, c’est une notion qu’on retrouve souvent dans le féminisme « extrême » (de mémoire, c’est notamment comme ça qu’on « forme » les fémens).

    Je dois cependant relever une erreur importante dans ton texte sur l’historique de la suprématie masculine : les femmes gauloises avaient une place bien plus importante dans le monde celte que les hommes. C’est de dire d’historien mais j’ai trouvé un article résumant ça sur Google pour plus d’info : https://anti-mythes.blogspot.fr/2010/05/la-femme-gauloise-celte.html

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  2. Oneoh dit :

    C’est tout bonnement SCANDALEUX ! Après plusieurs années a te suivre sur twitter, je ne tombe que maintenant sur ce blog… j’ai du rattrapage à faire. En espérant pouvoir te relire rapidement … si la cause féministe-extrémiste ne te fait pas la peau avant…!

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  3. Laura dit :

    Bonjour landyves, je crois que vous avez été plagié et ce juste qlq heures après la mise en ligne de votre texte. j’ai une connaissance fb qui se Permet de faire ça régulièrement en ne citant jamais ni ses sources ni les auteurs et qui en plus s’en attribu les lauriers.
    Je vous laisses le soin de me contacter si vous voulez plus
    de détails.
    Cordialement.

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  4. Béné dit :

    Je suis féministe et ta vanne me fait rire, parce que c’est toi qui la prononces. Les féministes peuvent être capables d’humour et de second degré, merci ; tout est question de contexte. Un peu comme une blague sur les juifs racontée par ma copine juive vs la même racontée par Jean-Marie Le Pen.
    Dans la bouche d’un lecteur assidu de http://www.coachseduction.fr, par exemple, ta vanne devient un chouille plus flippante. Faut-il pour autant interdire toute vanne de ce type sous prétexte que certains la comprendront au premier degré ? Parce que c’est ça le problème, pour moi, ce ne sont pas forcément les féministes qui manquent de second degré, c’est plutôt les gros balourds qui vont prendre ça au pied de la lettre, et crois-moi … ils ne sont pas juste « une poche de résistance » vouée à la disparition. Car si les psychopathes qui recourent au GHB ne sont pas si nombreux, les connards qui insistent jusqu’à la violence parce qu’ils ne comprennent pas le sens du mot « non », sont légion …

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    • Je comprends. Et je ne dis pas le contraire. Je dis qu’il est stérile d’opposer les deux sexes pour trouver une solution. La frange de criminels potentiels ne peut pas faire de l’homme un ennemi absolu.

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      • RoyalAirCluut dit :

        Et le féminisme ne dit pas que l’homme est un ennemi en soi.

        Vous écrivez que la culture du viol n’existe plus, mais je la vois, et je la vis au quotidien. La culture du viol, c’est les mecs qui me sifflent depuis leur bagnoles dans la rue, c’est le type qui m’a pincé les fesses en sortant du train la semaine dernière, le type qui a coincé une amie dans un coin du bus pour lui chuchoter des obscénités à l’oreille, c’est le prof d’unif Blake Wentworth qui harcelait ses étudiantes, c’est Brock Turner qui refuse d’admettre qu’il a violé sa victime, c’est les gens (et pas forcément les hommes) qui blâment la victime d’un viol ou de harcèlement. Les exemples abondent.

        L’idée que la femme est avant tout là pour être commentée, palpée ou pénétrée sans son consentement est encore bien ancrée (parfois inconsciemment) dans la tête de certains, et se manifeste par les actions que j’ai mentionnés ci-dessus.

        Le problème, c’est que bien souvent quand on essaye de parler de ce genre de problème, causé par une minorité de connards, la réaction générale de la majorité est de se mettre la tête dans le sable, soit en niant ou minimisant les faits; soit en détournant la conversation sur le fait que *eux* ne feraient jamais ça, sans promesse d’agir la prochaine fois qu’il en sont témoin.

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      • Je comprends. Mais je me refuse à parler de culture du viol. Il y a un vrai problème, mais c’est un problème de manque de culture au contraire. Mon point de vue c’est qu’en s’élevant, l’homme saura éradiquer globalement ces attitudes. Éducation. Dans le cercle familial. Par les institutions. Pas par un concept qui amalgame tout et tout le monde.

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      • Béné dit :

        Là-dessus on est parfaitement d’accord … Et c’est une tendance majeure aujourd’hui au sein du féminisme que d’associer les hommes à ce combat. Mais se battre contre la culture du viol ne signifie pas considérer tous les hommes comme des salopards, juste tenter d’amener à une prise de conscience que certaines réflexions apparemment anodines conduisent quelques salopards à commettre des crimes qui seront d’une certaine manière excusés par la société : ok il l’a violée, mais elle était habillée trop sexy, rentrait trop tard chez elle, trop bourrée, etc. Après, pour moi, ta vanne relève de la provoc qui amène à une réflexion salutaire, et non pas de la culture du viol, mais encore une fois tout est question de contexte et de locuteur.
        Ah que l’humour est une science délicate …

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      • J’ai du mal à comprendre le contre-sens fait par certains sur le message. Il est peut-être pas clair, mais de là à y voir une apologie du viol, un déni de la souffrance des victimes ou une quelconque tolérance à l’égard de ceux qui commettent ce crime…

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  5. Xavier dit :

    Très bon, comme d’habitude. Merci.
    En revanche, je me suis enfin décidé (alors qu’il apparaît à longueur de tes tweets) à aller voir qui est JUL…
    Pas merci…!

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  6. Moui… mais non.

    Bien écris, mais je comprends pas le discours. Si tu as fais cette blague sur Twitter et tu t’es pris un torrent de merde, d’accord, c’est probablement pas mérité, tu es un compte parodique qui tape sur tout et tout le monde. Et les extrémistes de tout bord m’énervent.

    En revanche si tu veux nier l’existence de la culture du viol, c’est que tu as mal compris de quoi il s’agissait. Ou que tu es de mauvaise foi. L’image de la femme dans certaines pub, les médias qui se prononcent pour une peine légère quand les violeurs sont des étudiants blancs dont il ne faudrait pas gâcher la vie pour une petite erreur, Baupin, le fait que la victime soit toujours questionnée et remise en cause…

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  7. Bonjour,
    Juste pour votre information, on ne « devient » pas homo parce qu’on « craque » sous la pression des injonctions à la virilité de la société. Et accessoirement, c’est plus que moyen de faire un parallèle entre le fait de violer et celui de devenir homo.

    Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire mais je suis sûr que d’autres (plus concernées) l’expliqueront avec pédagogie (et quelques kicks dans les dents).

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  8. Le probleme de cet article c’est qu’il definit le viol au sens le plus minoritaire : celui de l’aggression sexuelle par force par un inconnu dans une ruelle sombre. Ce qui arrive evidemment, mais ce n’est pas la definition féministe du viol au sens large, qui est simplement :  »relation sexuelle non consentie pleinement »

    Il existe des milliers de moyens de coercitions pour forcer une femme a un rapport, certains subtils et invisibles qui demandent d’etudier des millenaires de rapport d’oppression homme/femme (certes moins lurds aujourd’hui mais toujours bien présents) pour être vus, analysés, compris.

    Il y a une logique circulaire dans cet article a cause de cette mauvaise définition : Si on considere le viol comme dans sa définition la plus commune, celle du rodeur des rues, alors oui le concept de culture du viol est bidon, et du coup on ne peux pas dire qu’il y a un probleme avec l’education des hommes dans notre société.
    Mais si on considère la définition du viol au sens large, et qu’on analyse un peu les rapports coercitifs de pouvoir qui existent entre les individus, alors cette notion de culture du viol prend tout son sens.

    Tout les hommes sont-ils des violeurs ? Selon Dworkin, par exemple, oui, puisque la quasi totalité des relations homme/femme jouent sur des rapports de pouvoir qui empechent un consentement libre et éclairé. Sans avoir besoin d’aller forcément jusque là, il parait clair qu’éduquer les hommes sur le consentement est absolument nécessaire, d’une part puisque 98.5% des viols sont commis par les hommes, et que d’autre part, je me suis personnellement rendu compte que la plupart de mes amies avaient déja vécu un viol dans leur vie. La plupart des femmes ont connu un viol  »au sens large ». Et c’est pas la même minorité de mec qui fait ca, hélas, c’est un problème de société global, une manière de faire. Un probleme culturel, en somme.

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    • Je ne dis surtout pas le contraire. Je parle bien d’éducation. Je note en particulier que les choses peuvent s’améliorer. Pas en jugeant l’homme en coupable par défaut. En lui apprenant à devenir meilleur.

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      • Lucie dit :

        Je n’avais pas vu ce commentaire avant de poster le mien (honte sur moi) mais c’est exactement ce que je voulais dire.
        Je ne le dis pas dans mon commentaire tant ça semble évident, mais le plus important et le seul moyen de régler le problème est effectivement d’ « apprendre à devenir meilleur »

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      • nikucom dit :

        Oui et il faut aussi et surtout apprendre aux femmes à ne plus se laisser faire… Moi c’est ça qui m’effare… Le nombre de témoignages de filles qui se font toucher par des frotteurs dans les transports et qui n’arrivent pas à gueuler… Je comprend très bien que la peur puisse paralyser, mais si certains hommes doivent être mieux éduqués sur ces sujets, beaucoup de femme doivent apprendre à se faire respecter… Des hommes capables de violences physiques en plein milieu d’un métro bondé, il n’y en a pas tant que ça à mon avis… Ces mecs sont par définitions des lâches… (oui je prend un cas très précis, mais de manière générale Mesdames, apprenez à vous faire respecter. Ce n’est pas qu’une affaire de biscoto !

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      • Dégoûtée dit :

        Si. J’ai même un peu vomi. Merci à toi l’homme de m’expliquer comment défendre ma cause de femme, en niant une réalité invivable que tu ne touche que par procuration. Trouve un équivalent masculin de cette « blague » (sic) – re-vomi, introductive et tu saisiras peut être que tu n’as pas saisi.. Devenir meilleur c’est prendre conscience de ses privilèges et des mécanismes d’oppression même quand on ne les subit pas. Et quand on ne les subit pas, on ne donne pas de leçon aux opprimés, c’est indécent. J’aime bcp ce blog et je suis très choquée, vraiment. Je te donnerai bien des liens instructifs mais j’ai l’impression que tu n’es pas encore prêt..

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      • Il y a des oppressions. Je pense juste que les hommes, la majeure partie, peuvent être alliés des femmes dans ce combat. Doivent être. Et pas suspects intrinsèquement. Point.

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  9. AlberKader dit :

    Alors c’est ça le génisme ? Le fond et la forme sont encore au RDV. C’est pas donner à tout le monde d’avoir ces idées et encore moins de les retranscrire avec autant de justesse. T’es fort enfoiré. Bravo !

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  10. Excellent article, très drôle et très vrai!
    Et d’accord avec le commentaire de Béné ce matin, ce genre de blague me fait rire aussi, et quand bien même elle ne me ferait pas rire, tant que je devine que la personne qui la fait n’en pense pas un mot et que c’est à prendre au 2nd degré, ça ne me dérange pas.

    Pour revenir à l’article, il n’y a que sur la définition de la « culture du viol » que je ne suis pas d’accord (mais bon, je suppose que chacun a sa définition vu que c’est pas encore dans le Larousse).
    Ma compréhension (personnelle, donc) de ces termes et des revendications qui se cachent derrière, ce n’est absolument pas de dire « tous les hommes sont des violeurs » (parce que heureusement, les femmes ne sont pas toutes totalement connes au point de le penser, hein 😉 ), mais de trouver anormal d’entendre, de lire, systématiquement, après un viol, y compris quand il est avéré et reconnu (donc pas dans un cas d’une accusation où une place pourrait être laissée au doute), des commentaires de gens extérieurs au fait divers, du genre « elle n’avait qu’à pas boire », « t’as vu comment elle était habillée aussi », « elle l’a bien cherché », « elle ne s’est pas débattue donc c’est qu’elle était d’accord », voire « vu comment elle est moche, elle devrait s’estimer heureuse » (aaah, mon préféré…).
    Des commentaires à première vue à fond dans le 1er degré (« à première vue » parce que d’expérience, je sais que le 2nd degré ou le sarcasme ne passent pas toujours très bien par écrit), qui indiquent donc que la femme serait la responsable de son propre viol.
    Pour moi c’est « juste » ça qui est dénoncé: en cas de viol, par défaut, « culturellement », on (« on » dans le sens « des gens », pas dans le sens « tout le monde ») met la responsabilité sur le dos de la femme ou on remet en cause le fait que ce soit véritablement un viol. Comme si un piéton se faisait faucher par une voiture et qu’on dénonçait un truc qu’on appellerait la « culture du fou du volant » et qui consisterait à dire « oh ça va, il avait qu’à pas traverser aussi » ou « il le savait bien pourtant que y’a pas de visibilité à cet endroit là » (pas sûre que la comparaison fonctionne très bien, mais tant pis).

    Mais on est d’accord que les gens qui tiennent ces propos (pas que des hommes d’ailleurs, il y a des femmes dans le lot) sont des australopithèques qui se sont plantés d’époque ou de dimension (s’ils pouvaient y retourner d’ailleurs…), qui sont fort heureusement une minorité, et on l’espère une espèce en voie d’extinction. Et que vouloir généraliser n’apporterait rien au débat.

    En tout cas, très bonne découverte grâce à un RT de cet article, je vais de ce pas voir le reste 😉

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    • MM dit :

      Bonjour,

      Il y a plusieurs choses qui me posent problème dans ce billet et je vais revenir dessus. Ensuite, j’apporterai quelques autres infos.

      -« le connard qui envisage de pénétrer une fille sans son autorisation préalable, il va pas se faire chier à payer 2 places de cinéma. Il va aller direct au but. A la base le mec c’est un taré, pas le Bachelor. » Eh bien non. Le violeur type n’est pas un homme préhistorique qui attrape une femme par les cheveux dans la rue et la viole sauvagement sur le trottoir, sous les regards des passants. Dans 80% des cas, le violeur est connu de la victime (ami, membre de la famille, collègue, ami d’ami…). Dans 30% des cas, c’est même le conjoint de la victime. donc non, le violeur ne va pas droit au but, il attend son heure. (des références ici : http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/violences-de-genre/reperes-statistiques-79/ …)

      -« L’immense majorité des hommes de ce pays est aujourd’hui tout à fait capable de réfréner ses pulsions. » Si c’était vrai je ne me prendrais pas des remarques déplacées sur mon physique plusieurs fois par semaine, par des hommes âgés de 17 à 77 ans, en jogging ou en costard. Et j’habite et travaille à Paris.

      -« Mais désolé, chez nous et de nos jours, ce n’est plus une culture à proprement parler. Au contraire. C’est le résultat d’une perte de repères. C’est de l’acculturation. » Le viol a été défini comme une atteinte à la personne (et plus comme une atteinte à l’honneur de la famille) en 1980, et le viol conjugal est apparu dans le code pénal en 1992 seulement. L’enquête « Contexte de la Sexualité en France » (Ined/Inserm) de 2006 a établi que 16% des répondantes et 5% des répondants avaient déjà subi un viol ou une tentative de viol dans leur vie. On estime aujourd’hui qu’il y a 150 000 viols par an, adultes et enfants compris (Dussy, 2013). 10% seulement des victimes de viol portent plainte seulement (et parmi elles, 40% ne le referaient pas, tant les contacts avec la police et la justice ont été difficiles). En 2010 enfin, 2% des inculpés pour viol jugés aux assises ont été condamnés (contre 50% des inculpés pour meurtre). Ce n’est pas un problème marginal d’acculturation. C’est la société toute entière qui permet au viol de perdurer. C’est ce qu’on appelle « la culture du viol ».

      Si vous souhaitez des références intéressantes sur les agressions sexuelles, je vous conseille les travaux de l’anthropologue Dorothée Dussy (le livre « Le berceau des dominations. Anthropologie de l’inceste », par exemple, qui indique que 5% de la population a été victime d’inceste) ainsi que ceux de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie (par exemple ce rapport http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/doc_violences_sex/Synthese-Rapport2015-AMTV-Web.pdf … …, qui permet notamment de comprendre pourquoi seuls 10% des victimes de viol portent plainte).

      Lisez les papiers de Mediapart sur l’affaire Baupin dans le monde politique et l’affaire Preynat dans l’Eglise. Ce sont des exemples éloquents de la culture du viol : les agresseurs sont protégés, ce qui leur permet, dans le pire des cas, de faire de nombreuses victimes. Les faits subis par les victimes sont minimisés, niés, ou mis sur leur dos. Et c’est problématique, car les victimes peuvent porter de lourds traumatismes toute leur vie (lisez les travaux de Mémoire traumatique et victimologie).

      Il y a de nombreuses références scientifiques sur la culture du viol, et en partant des travaux de Dussy et de MTV, vous pourrez en découvrir beaucoup. Et si vous voulez du témoignage perso, il n’y a qu’à demander. Mon entourage et moi pouvons vous en fournir sans problème. Il n’y aura que l’embarras du choix.

      Bien cordialement,

      MM

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      • Merci d’avoir pris le temps de ce commentaire. Mais d’une, mon texte n’est pas une analyse socio, de deux, je ne retire rien de mon idée : il y a des viols, trop, du harcèlement, trop, des agressions, trop, du sexisme, etc… mais le constat est différent d’il y a 40 ans. Il y a de l’espoir. Possibilité que les choses s’améliorent. Mais pas en jetant le discrédit sur tous les hommes. En essayant de construire des ponts plus que des herses. Bref. C’est compliqué.

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      • Ayant fait un peu d’archéologie et lu des billets précédents pour me faire une idée plus large, je vais me permettre de signaler que votre commentaire « Le constat est différent d’il y a 40 ans. Il y a de l’espoir. Possibilité que les choses s’améliorent » (posture optimiste) est en contradiction avec ce que vous écrivez dans l’article:
        https://landeyves.com/2015/11/12/burnes-out/

        A savoir:
        « Vous allez me dire que j’exagère. Que les choses changent. Que de nos jours, les hommes partagent les tâches avec leur chère et tendre. […] En somme, je ne suis pas convaincu que les choses changent tant que ça. […] Les choses changent peu je vous dis, et pourtant, ça devient urgent. »
        (posture pessimiste)

        Cet autre article datant d’il y a 8 mois, avez-vous changé d’avis entre temps ou est-ce qu’en 8 mois on a rattrapé 40 ans de retard? 😀

        Enfin bref, du coup, même si j’aime bien le ton (volontairement provoc, à lire au 1000e degré et surtout pas au pied de la lettre), après la lecture de plusieurs billets, je trouve que le fond perd énormément en cohérence et se disperse trop, peut-être à cause d’une approche « tout pour la vanne »…

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  11. h dit :

    Immonde article, encore un tas de stupidités sans nom, tu justifies tes conneries en te défendant derrière le second degré. La prochaine fois que tu essaye d’écrire sur quelque chose que tu ne comprend pas, arrête tout de suite, s’il vous plait.

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  12. Chichonne dit :

    A mon sens, au même titre que tout homme n’est pas un violeur potentiel, tout musulman n’est pas un djihadiste potentiel, toute féministe n’est pas une lesbienne énervée sans humour.
    Le féminisme c’est vouloir l’égalité homme femme et une éducation des enfants et des jeunes dans ce sens. Et même si bien sûr ta vanne m’a fait glousser, il n’empêche qu’entendue par un gros cave il va la prendre au pied de la lettre. Du coup, on en revient à « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui » et le risque d’Internet c’est qu’on ne connait pas son audience.

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    • Chichonne dit :

      Je ne sais pas si tu as suivi l’affaire de Broke Turner et de sa victime, mais je comprends du coup un peu d’extrémisme et de premier degrès dans les réponses à tes propos.

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  13. Sparrow dit :

    J’ai honte que vous fassiez partie de mes contemporains. Vous êtes un idiot très sûr de lui, ce qui est hélas très commun à notre époque.
    Je ne vous souhaite pas la mort, elle a sans doute mieux à faire

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  14. Lucie dit :

    Salut !
    Je suis une lectrice assidue et j’aime beaucoup cet article, en fait j’aime beaucoup de manière générale ta manière de réfléchir.
    Et c’est important de dire que les progrès du féminisme et la « libération » de la femme d’un point de vue sexuel ont aussi créé pas mal de chaos dans la vision qu’ont les hommes et les femmes de leur sexualité, et de ce qu’elle doit être.
    Simplement, je ne suis pas si sûre qu’un violeur ne prendrait pas la peine d’emmener sa victime au ciné au préalable, parce qu’il faut pas oublier que souvent, les viols ont lieu dans un cercle privé et par une personne qu’on connaît.
    Dans la tête des hommes, aujourd’hui, le viol c’est souvent un homme qui agresse une femme dans la rue, alors que dans la tête des femmes, c’est aussi nos potes, nos connaissances qui peuvent décider qu’ils ont envie de nous baiser même si on en a pas envie. Certes, c’est un peu de notre faute, puisqu’on fait confiance aux mauvaises personnes.
    Mais comme il n’y a écrit sur la tête de personne si c’est un violeur ou pas, et comme on a vraiment pas envie de prendre des risques, on se retrouve effectivement à considérer tous les hommes qu’on rencontre comme des violeurs potentiels.
    Ce qui ne veut pas dire qu’on va toutes subitement arrêter de parler aux mecs et se mettre à tous les considérer comme des dangers, mais il y a toujours quelque chose dans un coin de notre tête qui nous dit de faire attention.

    Pour cette question de pédagogie, qui est en effet primordiale, il est important de faire comprendre aux filles que les hommes ne méritent pas tous d’être considérés comme des violeurs potentiels, mais aussi d’expliquer aux garçons que la plupart des viols ont lieu dans la sphère privée et qu’une femme peut potentiellement se sentir en danger dans n’importe quel contexte.

    Pour ce qui est de la blague sur le viol ou de la blague sexiste : effectivement, si on est assurés que la personne ne pense pas vraiment ce qu’elle dit c’est drôle, mais c’est là tout le problème : on peut difficilement le savoir.
    Et c’est pareil pour la réception de la blague : tu peux difficilement savoir si les personnes qui t’écoutent sont des mecs bien qui ont de l’humour ou des gros lourds qui même s’ils ne l’avouent pas en public, ont tendance à considérer le corps de la femme comme objet.

    Je m’excuse vraiment pour la longueur de ce commentaire et j’espère qu’on comprends ce que j’essaye de dire. Merci pour cet article qui comme les autres aborde un problème de façon plus réfléchie que n’importe où, et avec humour.

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    • Merci pour ton commentaire, sa longueur n’est pas un problème. Tu as mis un peu de contexte sur mon article qui n’est pas simple à appréhender. Forcément il divise. Reste une réalité, il n’à rien de dégueulasse. Il tente juste de modérer les excès. De toute sorte. En y mettant un peu de vision d’espoir. Je pense que la situation peut changer. S’améliorer. Et à mon avis pas en multipliant les chefs d’accusation et la suspicion permanente. Plus par un surcroît d’éducation.

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    • Vianney dit :

      Tu dis qu’on ne sait pas si la personne pense ce qu’elle dit ou pas. Moi je pense que si, on le sait parfaitement.

      Il ne dit pas « la meuf, dès qu’elle rigole je sais que je peux la ken, et sinon je mets 2 gouttes de GHB et c’est règlé ». Là, on aurait un propos d’apologie du viol.

      Mais ce n’est pas le cas ici, d’ailleurs, il n’y a aucune référence directe à un quelconque acte sexuel, il reprends un diction populaire, en prose, lié à une métaphore « à moitier dans ton lit ». Bizarrement, tout le monde comprend la métaphore, mais qu’en il rajoute une emphase, tout en gardant la prose d’origine, pour en accentuer le sens (misogyne) d’origine et pour y ajouter une touche de modernité, tout d’un coup on oublie tout, les métaphores, la prose, l’emphase, l’hyperbole, et il ne reste que le message (non littérale puisqu’on aura déjà traduit les métaphores).

      C’est un peu trop facile de prétendre qu’il n’y a pas là un travail purement lexical dans le but de produire de L’HUMOUR. Tout le monde ici à compris les métaphores, tout le monde aura noté la continuité de la prose.

      De là 2 solutions:
      1°) Vous êtes bête à bouffer du foin, et l’énergie dépensée à comprendre les métaphores désinhibe votre connerie et vous criez à l’incitation au viol.
      2°) Vous avez connecté d’avantage de neurone que la moyenne de vos concitoyens, bravo ! Vous avez le bagage intellectuel nécessaire pour comprendre que c’est de l’humour et pouvez maintenant juger si elle est « bien bonne » ou « complètement nulle », mais au moins, vous avez su « décoder » le texte!

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      • L’humour, c’est très personnel. Le débat autour de ce thème, ça devrait se partager mais dans un climat de dialogue. Je crois que pour l’instant, il est phagocyté par ceux qui se braquent à l’extrême.

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  15. Lucie dit :

    Tout à fait ; je pense qu’on partage globalement le même point de vue sur le sujet et c’est la polémique créée par l’article qui m’a poussée à commenter, parce que je peux comprendre en quoi il peut être mal interprété.
    Mais je ne supporte pas qu’un article de réflexion de fond soit résumé à une idée simpliste, et critiqué sans arguments, comme souvent, c’est dommage.

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  16. Crastinateur dit :

    Salut,
    je te soutient face au lynchage injustifié que certain tente de t’administrer. Je pense qu’ils se sont imaginés que tu cherchait à dénier le fait qu’il y est des viols, justifier la patriarchie ou je ne sais pas quoi encore…
    Bref j’ai bien aimé, bon courage face aux haters sans raison

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      • kliouchka dit :

        Oui, bien sûr, ce n’est pas un mauvais article publié juste pour faire du buzz, c’est l’auteur qui est un artiste incompris. N’importe quoi.

        Accessoirement, on dit « patriarcat ». Et ce « lynchage » est parfaitement justifié, vous le sauriez si vous étiez une victime de la culture du viol.

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      • N’importe quoi. Buzz. Lynchage. Ça prouve bien que la réflexion est absente du débat là. C’est juste factice sur un sujet qui mérite une meilleure défense.

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  17. Merci… juste merci ! J’ai un réel plaisir à te lire …
    Tu as une plume Dardesque (pas très joli, mais c’est un réel talent à mon goût)
    Je me suis autant marré que lorsque je dévorais San Antonio, il y a 40 ans…
    Donc merci !!!

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  18. Trifouilli dit :

    Si les hommes sont considérés comme des violeurs potentiels c’est parce que nous vivons dans une société qui les cautionne via la culture du viol… la victime ne sera jamais pleinement défendue et parfois (souvent) même accusée et responsabilisée. Et dire qu’un violeur est un taré c’est dangereux parce que le viol est une question de domination pas de dégénérescence. La culture du viol donne une légitimité aux hommes et c’est cela qu’il faut changer.

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  19. Vianney dit :

    T’es pas né à la bonne époque Landeyves, de nos jours l’humour c’est voir Delormeau se mettre des nouilles dans le slip ou Nabilla sortir des « allô, non mais allô ».
    Tu construis ta blague autour d’un dicton, ici proverbiale, dans une époque ou les stars de la téléréalité sont incapables d’en retenir un correctement..
    Tu détournes ce proverbe (cliché) habilement, utilisant la même prose d’origine, en extrapolant et exagérant le sens premier de ce dicton (mélange d’emphase et d’hyperbole)
    Au contraire, en l’extrapolant à l’absurde d’une manière moderne (le GHB n’existant pas quand ce dicton s’est popularisé), tu en dénonces le caractère misogyne.

    Mais voila, t’es dans une époque où l’on valorise les analphabètes qui n’ont même pas compris que la première partie de ta blague est un dicton proverbiale et où le politiquement correct est devenu une obligation.

    L’humour c’est intelligent, ça demande de la culture, de la réflexion et une maîtrise (souvent de manière innée ou naturelle) d’outils lexical (figure de style, etc…).

    Il n’y a plus de place dans ce monde pour la satire et l’ironie, c’est le retour au comique gestuel, au clown. La fin de Molière, l’avènement d’Hanouna.

    T’es juste pas né à la bonne époque.

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  20. Scrib dit :

    Un jour, sur mars, on reparlera de culture du viol… De pauvres hommes harcelés par des femmes amazones. C’est cela sera tout aussi condamnable !
    Merci pour ce très bel article.

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  21. Balmo dit :

    Salut ici !

    Comment t’expliquer mon ressenti… Je suis une adepte de l’humour noir, du cynisme et de l’humour tout court (même s’il faut l’avouer, je ne suis pas très douée là dedans). Mais je pense qu’il y a des explications assez basique aux commentaires négatifs voire agressifs que tu reçois sur cet article.
    En fait, l’humour noir, pour qu’il marche avec le plus de monde possible, il faut qu’il touche clairement un sujet sur lequel tout le monde est d’accord : un sujet triste, malheureux, injuste. Le handicap passe très bien par exemple (et étant « handicapée », j’en raffole), le racisme et l’antisémitisme aussi (enfin tristement, ça évolue pas mal de ce côté là).
    Par contre, si tu touches à un sujet qui fait débat, qui est dévalorisé et dont l’existence même est niée – même si prouvé et théorisé par une partie du monde scientifique – tu risques comme ici d’être mal compris. Et même moi qui essaye sincèrement de te comprendre, et qui ai pu même esquisser quelques sourires à la lecture de ton article, j’en ressors un peu perplexe.
    Je trouve ça dommage finalement de voir qu’on arrive pas clairement à comprendre si tu te moques ouvertement du féminisme et de la culture du viol ou si ce n’est que du cynisme. En fait, ça me fait même douter de ton avis personnel sur la question.
    Bref, je ne vais pas te ressortir des graphes sur le nombre tristement impressionnant de viols et de violences envers les femmes, en France en 2016, ni t’envoyer des articles sur l’éducation des garçons au sujet des filles et de la sexualité (encore aujourd’hui, en France, en 2016), et encore moins te copier coller des exemples basiques de cette « culture du viol »… mais je suis sure que si tu te penches un peu sur le sujet, tu comprendras surement les réactions parfois extrêmes que tu as pu recevoir à la suite de toute cela.

    Au plaisir de te lire sur twitter,

    Balmo

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    • Je n’avais pas grande ambition en écrivant ce texte, à part dire mon horreur face au viol et ma solidarité aux victimes tout en considérant que la solution n’est pas la critique totalitaire d’un sexe sur l’autre. Le dialogue me semble un meilleur plan.

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      • Balmo dit :

        Là où tu te trompes, c’est que la culture du viol ne crée pas une guerre des sexes. Elle ne concerne pas que les « hommes contre les femmes ». C’est aussi les femmes, contre les femmes. C’est aussi les hommes contre les hommes. Ce ne sont pas que les hommes qui vont culpabiliser une femme (ou un homme!) pour son viol, loin de là. Je pense sincèrement que tu ne comprends pas ce phénomène de la bonne façon.

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      • Je suis d’accord. Mais je peux te dire à la lecture des réactions sur Twitter, que beaucoup considèrent qu’il y a un ennemi par défaut dans tout homme. Et pour finir, je ne pense pas qu’il y ait une façon de comprendre le phénomène comme tu dis. La pensée unique, le concept magique, ça n’existe pas. Le débat, l’échange, l’ouverture à l’autre et l’évolution, c’est plus constructif.

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  22. ExD dit :

    On dirait un repas de famille qui n’en finit pas. Honnêtement le grand-père sexiste, je m’en fous. Comme toi, il crèvera un jour… on peut se moquer de son ignorance crasse, comme on peut se moquer de la tienne, ça passe le temps.
    Par contre les blagues, putain… la lourdeur des tournures de phrases….
    « Déjà parce que ça m’étonnerait qu’on puisse rire devant Camping 3, mais bon, imaginons. » Ahaha, Camping 3 est un mauvais film, excellent !
    « Sauf en conduisant dans Paris, évidemment. » Les parisiens râlent en voiture, trop drôle !

    Je m’arrête là, mais rien qu’à la forme de tes phrases on sait déjà que t’es complètement attardé. Arrête d’écrire, je t’en prie. Mets-toi au bricolage, pars loin, meurs, fais que jamais plus personne ne te lise. Merci.

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  23. Le raccourci sur la culture du viol est assez stupide en effet, parce qu’il est totalement à côté de la plaque.
    La culture du viol n’est pas « concept qui dénonce les systèmes oppressifs au sein desquels la femme et ses divers orifices sont en insécurité permanente puisque tous les hommes sont des violeurs potentiels. »

    Relisons Crèpe-georgette, tellement ça cogne par rapport à ce qui est écrit dans cet article: http://www.crepegeorgette.com/2016/04/08/culture-du-viol/

    regardons le premier paragraphe qui parlent des personnes choquées par ce terme. Premier point, l’oxymore entre culture et viol, pile votre propos. Deuxième point, le côté barbare, inhumain du viol, vous tombez également dedans en parlant de « la culture c’est ce qui distingue l’homme de l’animal » et en faisant régulièrement référence au mythe sur le viol du viol « avec violence physique », comme si c’était le seul qui existait. Vous ne tombez pas dans le troisième point sur la pénalisation du viol, mais vous tombez dans le 4ème sur le fait que personne ne le légitime. Trois points sur 4, avouez que vous n’avez pas dû beaucoup lire d’articles sur le sujet si vos propos tombent aussi près de ce qui est attendu.

    Ensuite, on peut rapidement remarquer que vous tombez également dans les mythes sur le viol. A ce niveau-là, lisons antisexisme.net avec son fabuleux dossier : https://antisexisme.net/2011/12/04/mythes-sur-les-viols-partie-1-quels-sont-ces-mythes-qui-y-adhere/
    Parmi les mythes indiqués, le fait que le viol ne soit qu’avec violence (« sodomiser des meufs en leur pratiquant une clef de bras ») tombe totalement dans ce cliché du viol. Il y a également l’idée que c’est un inconnu (on notera à ce niveau-là l’idée du « mec qui va pas se faire chier à payer deux places de cinéma » qui indique de base l’idée que le viol se fait entre deux personnes n’ayant pas de relations proches, là, où, justement, les études indiquent que dans la majorité des cas, l’agresseur et la victime sont des proches, voire même en couple). L’idée que les hommes ont des pulsions tombe également dans ces mythes. Ou encore l’idée que les violeurs ont des troubles psys alors même que les personnes ayant des troubles psys sont plus victimes que coupables. Vous vous y vautrez allégrement.

    Enfin, je vous invite à aller lire quelques études sur les dangers de l’humour oppressif. Voici une compilation, même si certains liens peuvent être morts : http://casdenor.fr/index.php?post/2014/10/24/Compilation-de-sources-2%3A-Les-dangers-de-l-humour-oppressif
    Et quelques exemples des découvertes. Vous trouverez (en anglais), l’étude de Sev’er et Ungar https://tspace.library.utoronto.ca/bitstream/1807/17564/1/genderbasedhumour_1997.pdf qui indique que l’humour est une méthode de maintien de l’ordre social. Vous y découvrirez aussi la « propension auto-proclamée au viol », c’est à dire le fait de raconter à des personnes des situations (sans dire le mot « viol ») et de vérifier si oui ou non elles pourraient le faire. Cette propension est à 2 chiffres en pourcentage. De souvenir, je crois qu’ils avaient dépassé les 30 %. La propension auto-proclamée au viol augmente lorsqu’on est mis en face de blague sexistes, non pas vis-à-vis d’inconnues, en effet, mais vis-à-vis des proches.

    Pour le reste, rappelons le bon vieil adage : tous les hommes ne sont peut-être pas des violeurs potentiels (en réalité si, mais on ne va pas aller jusque là, restons basique), mais il est impossible de distinguer celui qui l’est de celui qui ne l’est pas, et c’est bien là le problème.

    Bref, remettez-vous en question, il y a urgence.

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  24. La locution « culture du viol » ne signifie pas que tous les hommes sont soupçonnés d’être des violeurs en puissance, elle décrit un climat non pas d’impunité, mais de minimisation des faits ou d’excuse des violeurs. Le policier qui demande à la fille si sa jupe était trop courte, le journal qui explique qu’elle avait bu, etc., toutes ces choses présentées comme des circonstances atténuantes par le violeur. On peut aussi parler du fait que des types se sentent le droit légitime à insulter les actrices pornographiques, ou à se montrer violents avec les prostituées : dans la sexualité, c’est la femme qui est coupable. Voilà pourquoi ce n’est pas vraiment drôle en soi (je n’ai pas d’avis sur le tweet qui est à l’origine indirecte de votre post, je n’en ai pas eu connaissance).
    Ce qui ne veut pas dire qu’on n’ait pas droit à l’humour, mais il faut se méfier de l’humour, c’est une saine libération (par l’outrance, par l’absurde) dans certains cas, et parfois aussi une libération malsaine (oser dire ce qu’on ne pourrait assumer), et souvent, encore, le puissant véhicule de stéréotypes : une liberté pour celui qui sort la vanne, mais un barreau de la prison de ceux qui en sont la cible.
    En tant qu’homme qui, comme vous, n’est pas un violeur, l’idée de la « culture du viol » me heurte, non pas parce que le mot ne me plait pas, mais parce que le fait est déplaisant. En tant que « gentil », je déteste l’idée que les femmes craignent les hommes, s’attendent à devoir s’en défendre, mais ce n’est pas à elles que je le reprocherais, c’est bien aux types qui justifient cette vigilance par leur comportement.
    Rire c’est bien, j’adore ça, mais il faut rire « avec », et faire attention à ne pas rire « de ».

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    • Je vois bien tout ce que tu dis. Je pense quand même qu’il faut se méfier de toutes dérives qui tend à englober pour simplifier à l’extrême. Si c’était si simple. Mais non. Il va falloir expliquer. Encore et encore. Et pas uniquement culpabiliser, accuser. C’est un sujet à traiter avec les deux sexes, pas l’un Vs l’autre.

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  25. MM dit :

    Encore un mec qui se sent obligé de venir nous expliquer comment fonctionne le monde, et surtout ce que vivent les femmes au quotidien.

    Questions : vous avez déjà été agressé sexuellement ? Violé ? Reluqué comme un bout de viande dans la rue plusieurs fois dans la même journée ? A 7h du matin en allant bosser ? Vous avez déjà été frappé parce que vous avez osé l’ouvrir face à un mec qui vous traitait de pute ? Vous avez déjà eu peur en étant suivi dans la rue ? Vous avez déjà été obligé de changer de trajet pour vous rendre quelque part pour éviter d’être emmerdé par des mecs ? Vous êtes obligé de vous faire raccompagner chez vous après une soirée avec des potes ? Vous avez déjà échappé de justesse à viol collectif ?

    Quand vous aurez vécu tout ça, TOUT, pas « une bonne copine » « ma meuf » « ma sœur » « ma mère » ou je ne sais quel alibi féminin sorti de nulle part comme Morano a une très bonne amie noire, quand vous aurez vécu tout ça donc, vous aurez le droit de venir argumenter sur l’existence ou pas de la culture du viol. Déjà une chose qui devrait vous faire fermer votre grande gueule si vous étiez si intelligent que vous prétendez l’être.

    Second point : DSK, Baupin, ça vous parle ? Accusés de viols/tentative/agressions sexuelles. Eux parlent de « séduction mal interprétée ». Ce ne sont pas eux qui ont commis une agression, c’est leur geste qui a été mal interprété. Vous m’accuserez d’extrapoler, si ça vous arrange tant mieux, n’empêche que dans les grandes ligne votre article (particulièrement mal écrit) véhicule les mêmes idées puantes. Ça vous plait, ça ne vous plait pas, c’est pareil. Accessoirement, si vous croyez que les femmes en général et les féministes en particulier n’ont pas entendu des centaines de fois ce qui vous fait office d’arguments, vous avez vraiment besoin de faire dégonfler votre ego. D’ailleurs ça porte un nom, ça s’appelle du mansplaining, et croyez bien que dans ma bouche et dans celle de beaucoup, beaucoup de femmes c’est une sacrée marque de mépris.

    Troisième point : les « féministes extrémistes », c’est quoi ? C’est qui ? Vous connaissez le milieu féministe ? Vous avez milité dans une association féministe pour pouvoir critiquer ? Une association qui ne soit pas les Chiennes de garde ? Vous ne connaissez rien au féminisme, et sous-entendre, en plus que les féministes sont violentes alors qu’à ma connaissance AUCUN attentat n’a jamais été commis au nom du féminisme et alors que des milliers de femmes sont assassinées juste parce qu’elles sont des femmes… à ce stade ce n’est même plus de la malhonnêteté intellectuelle, c’est du Zemmour dans le texte.

    Vous connaissez le Planning familial ? Vous savez, ce truc où on envoie sa copine quand on est ado pour qu’elle prenne la pilule du lendemain quand la capote a craqué (encore faut-il que Monsieur ait accepté d’en mettre une). Eh bien cela va probablement vous provoquer une hernie inguinale, mais les femmes qui bossent là-bas sans compter leurs heures, en prenant des risques (car parfois les hommes de l’entourage apprécient assez peu ce qu’elles font), ces femmes qui permettent à des tas de jeunes, de femmes, d’accéder à une contraception ou d’échapper à des violences conjugales, ce sont des féministes ! Et pire encore, elles ont parfois des idées bien plus radicales que les Chiennes de garde !!! Alors on en fait quoi, on les tue ? On leur coupe les subventions (enfin ça c’est déjà fait en partie, au temps pour moi) ? Quel est votre avis éclairé sur le sujet ?

    Vous voyez, on peut pondre une tartine sur un sujet, c’est quand même plus intéressant quand on sait de quoi on parle. Et je sais de quoi je parle parce que toutes les situations que je vous décris dans mon premier paragraphe, je les ai vécues. Je suis petite, grosse, féministe, poilue, et j’ai un chat. Mais moi je ne vais pas aller expliquer à mes connaissances noires qu’elles en font des caisses sur le racisme en France. Je ferme ma gueule et je les écoute, ça ne fait pas reculer le racisme chez les bas du front, mais au moins ça a le mérite de ne pas nier leurs souffrances juste parce que je n’ai pas envie d’ouvrir les yeux.

    Voilà, puisque l’éducation et la culture vous tiennent tant à cœur, vous pouvez aller réfléchir. Enfin… vous pouvez essayer. Bon courage.

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  26. Je suis un peu perplexe… à t’en croire, les féministes prennent les blagues sexistes au pied de la lettre, sont incapables de second degré, etc. Le souci, c’est qu’à force de se faire siffler dans la rue, palper le popotin dans le bus, les regards appuyés sur le décolleté, etc., eh bien certaines choses ont du mal à passer de la part du pékin lambda. Si c’est un de mes potes ou quelqu’un de ma famille ou une connaissance sur les réseaux sociaux, je dirais que c’est une blague à la con (parce que je ne trouve pas ça rigolo, à chacun son humour) mais pas que c’est sexiste. Par contre, si c’était Denis Baupin, je lui rentrerais dans le lard aussi sec. Comme disait un commentaire au-dessus, c’est comme entendre un copain raconter une blague sur les Juifs et entendre la même blague dans la bouche de Jean-Marie Le Pen. Y a des nuances.

    Les féministes ne voient pas tous les hommes comme des ennemis.Seulement, à force de se taire, il faut bien que ça sorte. Quant à la culture du viol, elle existe. Regarde les pubs. Imagine celle des bagnoles avec une nana vautrée dessus. Essaie de trouver — je sais pas si on peut la voir en ligne — celle des voyages à Tel Aviv et Jérusalem. Dans cette pub, tu vois une main d’homme sortant du cadre et saisie par une jeune femme qui promène donc le plan dans les paysages d’Israël… sauf qu’on ne voit pas les paysages d’Israël. On voit les fesses de la fille. En minijupe, en bikini, la caméra est fixée dessus. Repense aussi aux quotas de nudité dans les films et les séries. Combien de seins, de fesses féminines pour un arrière-train masculin et une ombre de pénis ? Repense au salon de l’auto avec les mannequins posant devant les voitures, jupes courtes, décolleté, sourire Ultra-bright et rouge-Chanel… bref, c’est là, tout ça. Ça existe et c’est ce qui, sur le plan sociétal, pousse la femme à être présentée comme un objet. Un faire-valoir pour l’homme. Un trou.

    Après, on vit dans un pays où les gens regardent Cyril Hanouna, où les femmes, de leur côté, sont encouragées à faire des régimes, à suivre la mode, à dépenser des fortunes en produits de beauté et à lire de la néo-romance érotique totalement pourrave à la Cinquante Nuances de Mouettes. Cultiver les gens, certes, mais différemment. Pas avec ce que le plus grand nombre nous propose parce que le but n’est pas le bien-être des femmes mais l’enrichissement.

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      • Non, bien sûr… Il faut expliquer les choses aux gens, en commençant par les prochaines générations. Seulement, le souci, c’est qu’il y a quand même beaucoup d’abrutis. Audiard disait que si les cons portaient une pastille rouge, le monde ressemblerait à un champ de coquelicots et il n’avait pas entièrement tort. Cela dit, il serait faux de croire que la majorité des gens est irrécupérable. Il faut essayer de leur expliquer. En y allant doucement.

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      • Voilà. C’est ce que je préfère penser. Il y a un espoir. A force de marteler les bons messages. En évitant de se perdre dans des débats stériles.

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  27. Tu ne sais pas ce qu’est le viol, tu ne sais pas ce qu’est la culture du viol, tu t’égares dans ton mépris masculiniste et égocentrique.
    Tu sais, nous, les grognasses féministes jamais contentes etc., nous ne te reprochons pas de donner des idées aux potentiels violeurs. Les violeurs sont nombreux et ont des stratégies, c’est déjà un fait. Et il est probable que oui, certains emmènent leurs victimes au cinéma. Nous te reprochons d’en faire des blagues banalisantes, de faire comme si violer une fille c’était courant et drôle, comme si le viol n’était au final « pas si grave », comme si on pouvait en rire sans heurter qui que ce soit et sans avoir cet effet banalisant. Comme si faire ingurgiter la drogue du violeur à une femme, c’était banal.
    Tu penses qu’il est évident que « le viol c’est mal ». Mais si c’était aussi évident, il n’y aurait pas en France 75 000 viols par an et 198 000 tentatives de viols. C’est beaucoup, et parmi les victimes, 91 % sont des femmes. Et 96 % des agresseurs sont des hommes.
    Donc quand on a été victime, que nos soeurs, nos copines, nos filles, nos mères ont été victimes, qu’on est une victime potentielle parce qu’on est une femme, qu’on ressent la menace partout parce qu’on sait qu’elle existe, tu imagines bien que ton humour et ton avis de mec sympa qui n’a jamais violé personne et mérite certainement une médaille, on voudrait bien que tu te les mette au cul. Puisqu’il arrive aussi souvent en étant aussi rarement puni (environ 12 000 seulement sont déclarés chaque année) c’est que le viol n’est pas reconnu comme aussi grave qu’il l’est, que les victimes souffrent d’un manque d’empathie anticipé à cause de la culture du viol qui leur nie le droit d’être victimes. Souvent, ce qui est vu comme grave dans une affaire de viol, c’est ce que portait la victime, ou le choix de ses fréquentations, ou encore l’heure qu’il était. Le viol en lui-même semble une conséquence de ses actes à elle, le violeur n’est souvent perçu que comme un homme qui a obéi à ses pulsions d’homme. C’est une conséquence de ce que nous nommons la culture du viol, qui légitime le mythe de la sexualité pulsionnelle pour l’homme et passive pour la femme. Puisque l’homme a plus de « besoins » sexuels, il semble normal qu’il viole l’objet de ses désirs. C’est cette idée qui est véhiculée par la culture du viol, fait système, et ne protège pas les femmes des violences sexuelles. Maintenant je vais t’expliquer pourquoi le viol c’est pas drôle. Je t’ai donné des chiffres plus haut, mais je ne suis pas sûre que tu aies imaginé ce que ça représente concrètement. 700 000 personnes violées, ce sont 700 000 personnes qui se sont débattues, n’ont pas su quoi faire, n’ont pas été en capacité de penser à faire quoi que ce soit lorsque cet homme, qui était peut-être un ami, un inconnu, un père, un frère, a décidé de les mettre nues, de les toucher et de les pénétrer sans qu’elles le désirent. La plupart de ces personnes n’a pas parlé à la police, ou bien a été rejetée ou culpabilisée par la police. De nombreuses personnes n’en ont pas parlé à leur famille, à leurs amis. La majorité d’entre elles gardera des séquelles physiques et psychologiques, des difficultés relationnelles, des cauchemars récurrents, des peurs, des angoisses, des cicatrices. Et la culpabilité, parce qu’à cause de la culture du viol qui le banalise et le légitime à demi-mots, on n’est qu’une demi-victime et une demi-coupable.
    Alors non, l’homme civilisé que tu présentes ici n’est pas un animal, mais il faut croire qu’il ne suffit pas d’être un animal pour briser des vies avec perversité et violence.
    Donc ton humour, vraiment, tu peux te le garder. Personne n’est irresponsable, on ne peut pas se dédouaner des maux que l’on encourage.

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  28. Amélie dit :

    Je me considère féministe et je comprends votre message. En ce qui me concerne, le terme « culture du viol » renvoie en fait à l’objectification croissante de la femme.
    À proprement parler, « Culture du Viol » est en effet bien trop fort comme terme et ne correspond pas à la réalité en France (ou en Belgique, où j’habite). Par contre, l’ « Objectification de la Femme » s’inscrit totalement dans la culture, et bien sûr, à une vitesse exponentielle, à tel point que c’est devenu une normalité.
    Un reportage disponible sur Netflix retrace le sujet d’une bonne manière, je trouve, au détail près qu’il traite des États-Unis, où, bien sûr, la culture est légèrement différente; mais quand-même assez proche de nos contrées pour mériter la comparaison. Le documentaire s’appelle (miss)representation et a le mérite, je trouve, de remettre l’église au milieu du village.

    En ce qui concerne les levées de boucliers ci-dessus, peut-être qu’à force de bons mots, l’article est devenu trop long que pour servir le fond du message et il finit par être moins fort en fin de compte…. Mais ce n’est qu’une proposition de compréhension.

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  29. lila dit :

    Le terme culture dans « culture du viol » est usité danssib sens sociologique et anthropologique. Tous les spécialistes de ces disciplines sont d’accord sur l’existence de ce fait : la culture du viol n’est pas née de l’esprit malade d’un extrêmiste, c’est un fait sociologique et conséquemment sociétal. Il me semble donc que l’auteur manque, pour le coup, singulièrement de culture sur le sens de ces termes, mais n’a que peu de carences en « culture du viol » comme tous les hommes et les femmes (hé oui, tout le monde, y compris moi) de notre société. Car nous avons tous grandi et vivons et baignons et sommes imprégnés jusqu’à la moelle de cette culture du viol que l’auteur ne comprend pas voire dont il nie toute existence, au mépris de celles qui pourtant ici ont le gentillesse de lui inculquer une « culture » scientifique minimale à ce sujet. Et pour celles qui sont moins gentilles ( parce que bon, être une gonzesse ne force pas à être « gentille » avec tous les trouducs, autant donner de la confiture aux cochons parfois) c’est le même traitement : le mépris ! La culture, comme qui dirait, c’est comme la confiture qu’on donne aux cochons : c’est ceux qui en ont le moins qui l’étalent le plus !

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    • Les gens se braquent sur ce point et ont probablement zappé le truc que je dis. En gros, c’est avec les mecs que les filles pourront se sortir de ces problématiques. Pas seules. Pas contre. C’est un projet de société à revoir ensemble. C’est pas si polémique exprimé comme ça. C’est moins de l’humour aussi.

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  30. Aszeula dit :

    Je vous invite à lire ce dossier : https://antisexisme.net/category/culture-du-viol/

    La « culture du viol » est un concept qui a été élaborée par une anthropologue. On peut être ne pas d’accord avec ses réflexions mais il me semble qu’avant de critiquer un concept, il faut bien essayer de le comprendre, ce qui ne me semble pas être votre cas. Par exemple, je trouve ça très rapide de dire que « culture du viol » est un oxymore. Le viol n’a rien « d’animal », c’est au contraire très humain. Donc à mon sens, le raisonnement de culture = humain, viol = animal donc « culture du viol » ==> oxymore, ne tient pas.

    D’autres lectures informatives/complémentaires qui permettent d’appréhender ce qu’est la culture du viol :
    Mythes sur le viol : https://antisexisme.net/category/mythes-sur-le-viol-2/
    Objectivation sexuelle : https://antisexisme.net/category/objectivation-sexuelle-2/

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      • MP dit :

        Mais en fait si… C’est dingue qu’après tout ces commentaires et ces liens tu ne t’en rendes pas compte. Les hommes peuvent être des alliés, mais ce sont de fait, depuis longtemps et pour encore un moment, des obstacles quotidiens pour les femmes… Tu ne peux pas t’en rendre compte car tu ne le vis pas, c’est ce que nous essayons de te dire..et quand on ne vis pas les choses, on a évidemment le droit d’avoir un avis et de le donner, mais il faut prendre conscience que ton avis est biaisé à la base, parce que tu es un homme, et que oui, tu fais partie de la catégorie des oppresseurs. C’est moche, mais c’est comme ça. Bienvenu dans mon monde, où mon avis compte moins parceque j’ai un vagin et pas un pénis. Et encore, nous c’est global, toi c’est quand tu parles de féminisme..

        On ne veut pas faire la guerre aux hommes, on aimerait qu’ils soient une partie de la solution, mais force est de constater – et c’est ce que tu nies, par ignorance (parce que tu ne subis pas, et je t’envie pour ça, tu n’imagines même pas à quel point) – que ce n’est pas le cas.
        Tu veux que les choses changent, mais tu n’as pas saisi exactement ce qui doit changer, même si tu le touches du doigt.. Commencer par opposer, c’est résister, et c’est une étape nécessaire tant que la réalité des choses continuera a être niée comme tu le fais.
        Je ne suis pas pour la radicalité, mais je le suis devenue par la force des choses, parce que merde à la fin. C’est trop dur. C’est une vraie souffrance que tu essaies de décrire.
        Les hommes qui veulent être des alliés, des vrais, ne commencent pas par nier la réalité de la culture du viol, vraiment. C’est tout aussi violent que de nier le racisme, l’homophobie.. et c’est ça qui choque tes lecteurs. Et qu’on doive faire des analogies avec d’autres oppressions pour expliquer l’oppression..pfiou, tu vois le travail?
        J’en profite pour dire bravo à celles et ceux qui ont fourni une encyclopédie de papiers hyper intéressants sur ce thread, ça aura au moins servi à ça..

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      • Je ne nie pas la réalité du problême du viol. Je refuse la théorie de culture et envisage que les choses puissent s’améliorer avec de l’éducation. Est-ce vraiment déconnant ?

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