Ce que j'en dis

Né sous XY

 

XY

Tiens, et si on jouait à un petit jeu ?

La règle est super simple. Je fais une vanne, vous choisissez votre équipe.

Prêts ?

« Femme qui rit, à moitié dans ton lit. Pour l’autre moitié, y’a le GHB »

C’est rigolo comme jeu, non ? Je vais appeler ça « Féministe GO ».

Là, je suis sûr de toutes les attraper.

Dans quel but ? Pour me faire un harem géant ? C’est vrai que l’idée est tentante, mais pas sûr qu’elles soient d’accord.

Non, en fait, attraper toutes les féministes, ça me permettra de leur parler du second degré.

Sérieusement, qui peut prendre ça au pied de la lettre ?

Comme si à la lecture de ces deux phrases, quelque part, un mec pouvait se dire : « Ah ouais putain, pas con ! ». Puis dans la foulée, s’empresser d’inviter une fille au cinéma pour aller voir Camping 3, et une fois qu’elle aura bien ri, verser des psychotropes dans son verre pour abuser salement d’elle.

J’ai du mal à y croire. Franchement.

Déjà parce que ça m’étonnerait qu’on puisse rire devant Camping 3, mais bon, imaginons. Surtout, je me dis qu’à la limite, le connard qui envisage de pénétrer une fille sans son autorisation préalable, il va pas se faire chier à payer 2 places de cinéma. Il va aller direct au but. A la base le mec c’est un taré, pas le Bachelor.

Sans compter que quand on peut investir dans deux places de cinéma et du pop-corn, on a largement les moyens de s’offrir une nuit avec Zahia.

En tout cas, je vais peut-être vous surprendre, moi je pense que le viol c’est mal.

Waouh, quelle révélation ! 

Vous me direz, ça prouve absolument rien. Les adeptes du viol ne doivent pas s’en vanter non plus.

« Alors j’ai vu dans votre CV… vos hobbies… vous aimez le cinéma. OK. Et aussi les sports de combat, Guy Georges – sa vie, son œuvre – ainsi que, je cite : sodomiser des meufs en leur pratiquant une clé de bras. Ah ouais, quand même… C’est un peu particulier. Vous m’excusez un moment, juste le temps que je contacte les urgences psychiatriques ? ».

C’est vraiment bizarre d’avoir à le préciser : évidemment que je ne cautionne pas le viol. J’ai déjà fait des blagues sur la nécrophilie et entre nous, je ne fantasme pas à l’idée de jouir dans un cadavre, fût-il celui encore tiède d’un quelconque top model.

Le problème, c’est qu’à la vue de cette simple blague, certains vont se scandaliser, hurler, peut-être même faire une descente d’organe, et invoquer :

« La culture du viol »

Ça fait peur hein ? LA CULTURE DU VIOL. On dirait le titre d’un épisode d’Enquête Exclusive. Rien qu’en l’écrivant, je m’attendais à voir débarquer Bernard de La Villardière dans mon salon.

J’avoue, y’a pas si longtemps encore, je ne connaissais pas ce délire. En plus ça sonne comme un oxymore. Culture. Viol. Moi qui avait toujours pensé que la culture, c’est ce qui distinguait l’homme de l’animal. Et le viol à l’inverse, ce qui nous en rapprochait.

Une culture ? Ça signifie qu’il y a des cours, avec des profs qui sont convaincus des bienfaits du viol ? Je veux dire, à part au catéchisme.

J’ai eu comme un doute. Alors je me suis documenté.

Pour résumer, la culture du viol, c’est un concept qui dénonce les systèmes oppressifs au sein desquels la femme et ses divers orifices sont en insécurité permanente puisque tous les hommes sont des violeurs potentiels.

On peut me dire ce qu’on veut, c’est assez con comme raccourci. Autant que de considérer que toutes les femmes sont potentiellement des putes.

Je suis con moi aussi. 

Je croyais faire une vanne, juste une vanne, alors qu’en fait, et à l’insu de mon plein gré, je niais l’horreur. Pire, j’étais plus ou moins complice.

Avant qu’on ne décore ma cheville avec un joli bracelet électronique, permettez-moi de mettre un bémol.

Le concept de la culture du viol est né aux Etats-Unis dans les années 70 et moi, sauf si Marty McFly s’invite dans mon existence avant la fin de ce texte, je vis dans la France de 2016.

C’est un détail qui a son importance, car toute culture évolue dans le temps et selon le lieu.

Nous vivons dans un pays développé, dans une société assez éclairée (bien qu’elle ait de temps à autres quelques coupures) et pas dans un village contrôlé par Boko Haram ou au paléolithique.

Certes, nos ancêtres les gaulois n’avaient pas besoin de potion magique pour abuser de leurs femelles, pas plus qu’ils ne s’encombraient de leur consentement pour se muer en Superstarduix.

Mais c’est du passé. 

Ca vous a peut-être échappé, les choses ont quelque peu changé.

L’immense majorité des hommes de ce pays est aujourd’hui tout à fait capable de réfréner ses pulsions. Sauf en conduisant dans Paris, évidemment.

Ce n’était pas le cas pendant des siècles, c’est vrai. Les femmes ont effectivement vécu sous le joug impitoyable de leurs congénères, ce qui implique globalement une certaine tolérance à l’égard du viol, des barbecues de sorcières et autres saloperies.

Une sympathique époque où la caste féminine était placée pile entre la chèvre et l’être humain. C’était réellement culturel. Ancré. Ça se transmettait de père en fils. Parfois, faut bien le reconnaître, de père dans fille.

C’était assumé comme tel. L’homme, le chasseur, le prédateur, le glaive. La femme, la proie, le gibier, le fourreau. Binaire bien comme il faut.

Aujourd’hui, c’est un tantinet différent. Le problème existe toujours. Latent. Bien sûr, subsistent encore des préjugés honteux sur les femmes. Si elle met une mini-jupe, c’est une salope. Si elle porte le voile, elle est soumise. Si elle s’habille en Desigual, elle a des goûts de merde (bon, ça c’est mon avis pour le coup).

Mais désolé, chez nous et de nos jours, ce n’est plus une culture à proprement parler. Au contraire. C’est le résultat d’une perte de repères. C’est de l’acculturation.

Parce que le mec moderne vit en pleine contradiction. 

Il est paumé. Écartelé en permanence entre le cliché tenace du gars fort, tout puissant, dominateur et les valeurs de notre société. C’est compliqué. Il doit paraître viril mais s’épiler les couilles en même temps.

Dans l’absolu, la femme est son égal. C’est loin d’être le cas dans les faits, je sais. Genre quand il faut pisser debout, faire un créneau ou négocier son salaire par exemple. Mais notre culture, c’est l’égalité des sexes, pas la bio d’Emile Louis.

Et ça, depuis sa plus tendre enfance, personne n’a su lui expliquer correctement. Moralité : ça heurte son ego, ça flingue sa libido. Le sexe est devenu sa faiblesse depuis que le sexe dit faible l’est moins.

Y’a un truc assez marquant a ce propos. Une étude a démontré que dans les pays où l’écart de salaire entre les hommes et les femmes est le plus réduit, la consommation de Viagra augmente en flèche. Je vous laisse réfléchir là-dessus.

Ce que je veux dire, c’est qu’effectivement, certains hommes gèrent très mal cette pression constante. Qu’une minorité craque. Passe à l’acte. Ça dépend de plein de facteurs. Y’en a aussi qui deviennent homo ou chasseurs de Pokémon.

Ce qui est sûr en revanche, c’est que dans ma jeunesse, l’accès à la sexualité était très progressif. C’était un long parcours initiatique. Une épopée. Presque un truc chevaleresque. Une quête jalonnée de catalogues La Redoute, de ma mère qui entre sans frapper dans la chambre à la recherche du rouleau de sopalin, de regard réprobateur du marchand de journaux face à la main tremblante lui tendant nerveusement un Newlook.

« C’est pour le reportage photo sur les requins. J’adore les requins ».

Alors que je m’en branlais, au sens propre.

Puis un jour, bien plus tard, le Graal. Que tu respectes à hauteur de sa légende, ça va de soi. T’as tellement galéré pour en arriver là, pire qu’une traversée du Mordor. Une main passée fébrilement sous un chemisier. Un soutien-gorge que tu dégrafes avec autant de fierté qu’Arthur retirant Excalibur de sa roche (en t’y prenant comme un malade atteint de Parkinson jouant au Mikado). Et ensuite au mieux, tes 2 minutes 30 de bonheur, montre en main.

Maintenant, en quelques secondes sur Google, un gamin de 9 piges peut tomber sur une flopée de vidéos dont le nom contient à la fois les mots extrême, hardcore, interracial, gang et bang. Tu m’étonnes que ça puisse créer des ados à qui il manque quelques étapes dans un parcours de séduction.

Mais on ne peut pas généraliser. 

Contrairement à ce que suggère le slogan, non, tous les hommes ne sont pas des violeurs potentiels. La plupart sait se tenir, je vous jure. Ou alors, on est tous également des serial-killers en puissance, des éventuels cannibales ou des fans de JUL qui s’ignorent.

Et autant si je crève vraiment la dalle, je peux concevoir de trancher quelqu’un pour m’en faire un carpaccio, autant je tiens trop à mes oreilles.

Ca devient n’importe quoi. Aujourd’hui si on écoute certaines personnes, faudrait que la totalité des musulmans s’excusent pour une poignée de dégénérés ou que tous les hommes se désolidarisent des violeurs.

Si vous voulez mon avis, ceux qui tiennent ce genre de propos n’arriveront jamais à se désolidariser des cons.

Ca n’a pas de sens. A ce compte-là demain, quand un mec croisera une fille dans la rue la nuit, il devra mettre les mains en l’air en disant « Je suis un hétéro modéré. Ok, je regardai le Cosby Show quand j’étais petit, mais promis, je savais pas ! ».

Comme dans tout phénomène d’évolution, il y a des poches de résistances, qui elles mêmes génèrent des violences. Des trucs ignobles, y’a pas débat. Oui, le machisme le plus rétrograde s’accroche comme un morpion sur le pubis d’un mec en train de faire son jogging face au vent sur la plage du Cap d’Agde. Il se débat. Il lutte. Mais c’est parce qu’il sait qu’il va finir par disparaître avec le temps.

A grands coups de pédagogie dans sa gueule.

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204 réflexions sur “Né sous XY

  1. baba au rhum dit :

    Visiblement le bon sens et la raison ont littéralement foutu le camp…
    Je suis abasourdi par les réactions plus que virulentes de certains commentaires. Rien ne justifie un lynchage pareil, ni même un lynchage tout court. Je trouve ça plutôt ironique et révélateur de voir des super héros de la justice sociale, luttant contre la violence faite aux femmes, venir sur ce blog pour s’en prendre de manière aussi violente à quelqu’un qui ne partage pas leur point de vue.

    J’ai l’impression de ne pas avoir lu le même texte que la moitié des gens, c’est fou ! A aucun moment il ne remet en cause les violences faites aux femmes ! Si on sort de l’émotion pour raisonner un peu, on peut très facilement discerner le fond du texte où l’auteur nous dis juste qu’il a du mal avec certains concepts car il les trouve trop clivant car généralisateurs, et ce n’est pas en divisant qu’on rassemble (totologie). Rien de plus !
    C’est peut être maladroit dans la forme mais c’est bien tout ce que cela dit ! Vous lui tombez dessus alors que si on prend deux secondes pour sortir de l’émotion et faire une analyse simple du texte il en ressort juste un appel au rassemblement en évitant les généralisations qui font plus de mal que de bien !

    Je rappelle à qui veut l’entendre que « LA CULTURE DU VIOL » ne reste qu’un CONCEPT THEORIQUE qui permet d’expliquer des dynamiques sociales, rien de plus.
    Comme tous les concepts, il n’est pas infaillible, ça n’est ni le concept ultime, ni la vérité absolue. Et comme tous les concepts je trouve plutôt positif (voir très sain) qu’il soit remis en cause et éprouvé. Bien que le concept de culture du viol puisse être pertinent, je rappelle qu’il existe d’autres manières d’expliquer le monde.
    En s’en prenant ainsi à l’auteur vous refusez qu’on remette en cause vos billes de compréhension, vos vérités qui pourtant n’appartiennent qu’à vous. Je suis désolé de vous dire ça, mais si les limites de votre tolérance s’arrête des qu’on ose remettre en cause vos concepts explicatif vous n’irez pas bien loin dans vos combats pour la justice, car ceux ci impose de discuter au calme, de réfléchir, et de ne pas se laisser porter par l’émotion des que l’occasion se présente. Vos attitudes vouent vos combats à l’échec car vous semblez être dans un rapport de force permanent qui empêche toute communication saine hors de vos cercles.
    Ne soyez pas les apôtres de la médiocrité en vous comportant comme une horde d’animaux autoritaires et intolérants sautant à la gorge de tout ce qui n’est pas vous. Vous valez mieux que ça.
    Redescendez sur terre, un peu d’humilité que diable ! Vous n’avez pas la vérité absolue. Vos combats sont justes, car tous les combats qui visent à lutter contre la violence d’où qu’elle vienne sont justes mais par pitié là vous vous comportez juste comme une bande de chevaliers blancs avec de la merde au cul.

    Des bisou ❤

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  2. MeMeMe dit :

    Un feed-back un peu différent :

    Globalement j’aime pas trop ta blague car elle est effectivement basée sur un humour où on trouve implicitement naturel que la femme soir dominée. La preuve en est que si on remplace femme par homme, ça perd tout son pouvoir comique.

    Maintenant, je suis assez d’accord avec toi. Le terme « culture du viol » est complètement inapproprié. Globalement, les féministes qui s’y réfèrent commettent la même erreur que celle qu’elles dénoncent : considérer tous les membres de l’autre sexe de la même manière. C’est fondamentalement un sexisme inversé, même s’il est moins violent que celui que subissent les femmes en général.

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  3. fedebiatch dit :

    Le problème de ton article, à mon humble avis, c’est qu’il n’est pas assez documenté. Du coup, tu tires des conclusions basées sur des faits qui sont faux. Le violeur c’est pas majoritairement le mec nu son imper dans une ruelle sombre, c’est une connaissance, un parent, un ami ou un amour qui ne pensera peut être même pas à mal. Je dis pas qu’être une femme est atroce dans notre société actuelle, seulement y’a plein de trucs qu’on peut pas se permettre juste en fonction de notre sexe.
    Tu associes féministe et acariâtre complètement timbrée. Mais le féminisme se bat pour l’égalité des sexe, rien de plus et rien de moins. Bien sûr qu’il y a un problème actuellement avec la représentation du mâle dans la société, qui doit être fort et doux et beau et musclé et intelligent et riche et avide de sexe, et ça doit changer, et c’est aussi ce pour quoi les féministes se battent.
    Après tu parles d’accès au porno qui changerait le rapport à la séduction des petits garçons. Mais le porno, c’est de la fiction, pas la réalité. L’éducation sexuelle, c’est pas pour les chiens. Sans compter que les petites filles ont de même accès au porno.
    Enfin, quand tu dis que tous les hommes ne sont pas des violeurs potentiels, c’est faux. Comme toutes les femmes sont des violeuses potentielles, et comme tout le monde est un meurtrier potentiel. C’est une question d’inconnu pour moi. J’irai pas suivre un mec qui me propose des bonbons gratuits, alors que si ça se trouve la seule intention du mec c’est de me donner des bonbons. Quand tu ne connais pas du tout une personne, tu ne lui fais pas naturellement totalement confiance. C’est en cela que tous les hommes sont des violeurs potentiels de mon point de vue. Parce que je ne les connais pas, et même si en vérité la proportion d’hommes qui ont violé et violeront doit être assez faible, elle est suffisamment élevée pour me faire peur. Encore une fois, ça ne veut pas dire que toute la gent masculine est une bande de porcs uniquement assoiffés de sexe, mais que parmi eux, il y en a suffisamment pour être méfiante quand on vient te draguer dans la rue.

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      • fedebiatch dit :

        Mais justement, c’est bien ça le problème, et ce que tu ne sembles pas vouloir comprendre. C’est le mot POTENTIEL. Mon but ultime n’est d’émasculer tous les mecs en hurlant ma supériorité de femme, mais juste de ne plus avoir de petit doute quand je rencontre. J’aimerais pouvoir faire confiance à tous les gens que je croise, hommes ou femmes, mais les faits prouvent que je ne peux pas. C’est cela qu’il faut changer, pas le terme de culture de viol.

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      • MarlaBagheera dit :

        Quand 1 femme sur 4 est victime d’agression sexuelle, tu es assez naïf pour croire que c’est le fait d’1% d’hommes…?
        Il est doux, le déni….

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      • MarlaBagheera dit :

        Sauf que je répondais à ça : « La proportion d’hommes qui tuent ou ont tué est assez faible. J’évite de considérer mon semblable comme un meurtrier a priori. »
        Il y a bcp, bcp plus d’auteurs de violences sexuelles. Bien plus que des meurtriers, tu t’en doute. Et parmi ces auteurs, de nombreux hommes qui frissonnent à l’idée qu’on puisse utiliser du GHB pour abuser d’une fille. Pourtant eux aussi font partie du « club ».
        Quand 1 femme sur 4 subi une agression sexuelle, le « not all men » et les histoires de ruelles sombre pour se « deculpabiliser », excuse moi mais…
        Même si on essaie d’être « drôle » et de buzzer avec un sujet « papier tue mouches ».

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  4. Cette blague ne me fait pas rire du tout, et je pense qu’avec une blague pareille tu as moins d’une chance sur deux de faire rire. Les femmes, déjà tu oublies, et puis les hommes que le viol ne fait pas rire (et tu dis qu’il y en a peu, soit…) vont sûrement te regarder bizarrement.
    Culture du viol ou pas, je n’ai pas mon idée vraiment sur la question. Mais. Je me dis que si une blague comme celle-ci fait rire un bon nombre de personnes c’est qu’elle est drôle, donc on est dans une culture où cette blague à un potentiel comique.
    Si le viol est drôle, bah je me dis qu’on est dans une culture où le viol est pris à la légère (on peut faire rire avec le viol, sans rien avoir à y rajouter)
    Voilà, cqfd à mon tour.

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    • Nicolas dit :

      C’est plus un raccourci c’est un voyage dans le temps ! …
      La blague fait rire = le viol est drôle
      Tu base sérieusement ta réflexion là-dessus ? Et tu finis par CQFD ??? T’es dans l’humour aussi non ?
      Le but même de l’humour est de faire passer des messages sur des sujets sérieux/tristes et de faire rigoler en même temps… Si tu t’arrêtes de faire des blagues sur tous les sujets pas drôle en vrai, bah tu ne fais plus beaucoup de blagues…
      Tu dis « on peut faire rire avec le viol, sans rien avoir à y rajouter »
      Est-ce que la blague de l’article est : « viol »
      Non il y a un mécanisme, une référence à une expression populaire, un contre-sens, et une référence à une chose horrible. Le mix crée de l’humour. En l’occurence, ça peut être de l’humour noir. Ca fait rire énormément de gens. Si ça ne te fait pas rire, tu n’es pas obligé d’en conclure que les hommes pensent tous que le viol n’est pas un sujet sérieux…

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      • Je comprends ce que tu veux dire par humour noir. Et ton commentaire me fait réfléchir selon un autre axe. Lorsqu’on fait de l’humour noir, on court nécessairement le risque de choquer, de gêner. C’est irrémédiable, et c’est ce qui cause l’humour. Dans le cas de cette blague, le choc est évident. Elle pourrait donc être réussie. Mais alors pourquoi ne me fait elle pas rire ? (Et je l’ai testée sur plusieurs personnes aujourd’hui, vraiment elle ne fait pas spécialement rigoler…) parce que cette chose sous jassente, le viol, n’est pas loin de nous contrairement à ce que dit lande Yves dans son article. Je ne saurais pas compter le nombre de mes connaissances qui ont été violées durant leur enfance, ou à l’âge adulte. Il suffit d’écouter, on connaît tous quelqu’un qui a rencontré ce phénomène de près. On rit avec un quotidien. Avec quelque chose de vécu.

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  5. Ann dit :

    Attention, révélation : dans « culture du viol », culture = champ (et non culture = musée) – pour faire simple.
    Nous (société) « cultivons » le viol par des propos et des attitudes qui, de manière consciente ou non, semblent lui laisser une marge de manoeuvres. Ex : parler à la radio de « simple troussage de bonne » pour requalifier les actes d’un monsieur important violant une femme de ménage noire…

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    • Certes. Mais l’acceptation de ce crime tend à diminuer, tu me le concèderas. En revanche, la pression sur les femmes est toujours là et bien là. Mais prend d’autres formes. Plus insidieuses. Et comme toute oppression c’est un combat qui se mène solidaires, pas dans la qualification d’un ennemi absolu.

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    • dame blanche dit :

      Tu considères les gens de la radio comme étant représentatifs de la société toi ?
      Si tu te base sur la télé, la radio… etc, ben c’est pas de la société dont tu parles
      si tu te base sur les gens dans la rue, dans ta vie… etc, ben c’est juste ton point de vue, ce qui n’a rien d’une preuve scientifique.
      Tu amalgame la société toute entière aux médias, et ton point de vue à la société.
      j’ai pas grand chose à dire sur le concept de culture du viol, c’est un concept pas plus déconnant qu’un autre, mais les arguments pour le défendre… pouf pouf

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  6. J’adore…

    « Ca devient n’importe quoi. Aujourd’hui si on écoute certaines personnes, faudrait que la totalité des musulmans s’excusent pour une poignée de dégénérés ou que tous les hommes se désolidarisent des violeurs.

    Si vous voulez mon avis, ceux qui tiennent ce genre de propos n’arriveront jamais à se désolidariser des cons. »

    Ce passage, il pourrait se suffire, et suffire amplement à répondre à toutes et tous qui vont/ont hurlé que tu étais le derniers des connards rétrogrades. Car je trouve que le parallèle est très juste, habilement mené, et qu’il prête à réfléchir.

    Et que dire ? Ton article est excellent, son humour, sa prose et ses métaphores me parlent et me plaisent, et le fond d’autant plus. Et le pire, c’est que tu vas/tu t’es probablement fait insulter copieusement par des personnes n’ayant absolument aucun problème devant l’idée d’afficher sur un blog ou un Twitter un « Je suis misandre, olol² <3" triomphant, reptilien et profondément basique.

    Cette revanche continuelle de la femme sur l'homme, de l'homme sur la femme, de l'athée sur le croyant, du moustique sur le raid ; ça m'épuise, car ça n'avance à rien, ne sert à rien, fait chier tout le monde, et encrasse le Web de mauvais papiers, ou de tweets assassins et revendicateurs. En dehors de quelques exceptions vites écrasées par des bottes cirées, stérilets sans paraben, et autres quinoa fous sans huile de palme.

    Bref, je suis une femme, j'écris, et pourtant, je ne vais pas me désolidariser chaque fois qu'une pimbêche va pondre un "50 shades of Grey"… Mais peut-être le devrais-je, en fin de compte ?

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    • A mon avis, le sujet traité sous une forme humoristique, même bien fait (et je ne suis pas sûr que ce soit le cas) prête à polémique direct. C’est comme ça. Mais j’ai écrit ce que je voulais. Et je maintiens.

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      • Tu as largement raison de t’y tenir.

        Il n’empêche que je ne comprends pas la lecture qui en est faite. Même en me disant que c’est un sujet sur lequel tout le monde s’excite – et aime s’exciter, je ne vois pas le « problème » de ce papier.

        J’y lis justement l’inverse des accusations vues notamment sur Twitter. Encore une fois, le passage que j’ai retenu, je trouve qu’il est parfait ! Il appel à la réflexion, et non pas à l’émotion parce qu’on a vu un TT.

        Cela dit… Si tu n’avais pas été en TT, je n’aurais pas pu le lire, alors… « L’un dans l’autre » 😉

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  7. Heu… « Il appelle » oO Vraiment navrée, j’ai dû laisser d’autres coquilles, mais celle-ci… Toutes mes confuses, j’en ai honte.

    J’espère que mon clavier va se désolidariser d’ailleurs.

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  8. Esclarmonde dit :

    Dans un autre contexte, elle m’aurait fait marrer, votre blague. Malgré mes tendances féministes, malgré mes connaissances, professionnelles sur les conséquences dramatiques des violences sexuelles. Elle m’aurait fait marrer, et il faut pouvoir rire de tout. Même, et parfois surtout, de la violence.
    Ce qui me dérange par contre énormément, dans votre article, c’est votre apparente méconnaissance des phénomèmes de violences à caractère sexuel. Qui ne sont pas commises par des « tarés » dans la grande majorité des cas (je comprends votre « taré » comme le mythe du violeur dans un parking obscur, arrêtez-moi si je me trompe), mais par des proches : un conjoint, un ami, un membre de la famille. Je dis « un » car la majorité, là encore, est masculine. Faut-il le déplorer ? Oui. Faut-il mettre tous les hommes dans le même panier ? Évidemment que non. Il n’empêche : filles, on nous apprend à nous méfier. À vérifier derrière nous, dans la rue, quand on rentre tard. À toujours garder un œil sur notre verre, quand on sort. À mettre des shorts sous nos jupes, pour éviter d’aguicher les garçons. C’est un fait. C’est ça, la société de 2016. Alors oui, les choses évoluent, et bien heureusement. L’éducation sexuelle se développe, on apprend aux jeunes l’importance et le caractère absolument indispensable du consentement. Il n’empêche. Essayez d’être une victime qui porte plainte pour viol, ou pire (pire car la démarche de porter plainte n’en est que plus difficile) pour viol conjugal. Ce qui retient les victimes, c’est le plus souvent la honte. Cette honte, elle découle d’un sentiment de responsabilité. Est-il normal qu’une personne victime de viol s’en sente responsable ? Bien sûr que non. Et pourtant. Elle est là, la culture du viol, que le terme ait été bien choisi ou non.
    À noter aussi, que le viol n’a rien à voir avec le sexe ou la sexualité. Le viol, c’est le pouvoir, c’est la violence. C’est la maîtrise de ce qui échappe au violeur. C’est la victime qui dit « non » et qui n’est pas entendue. C’est la victime qui n’existe pas, pour l’auteur. C’est la déshumanisation. Et c’est malheureusement, qu’on accepte de le croire ou non, un seuil très rapidement franchissable.
    Et au passage, j’ajouterais que dénoncer la « culture du viol », c’est aussi dénoncer les violences à caractère sexuel faites aux hommes et aux garçons. Elles sont encore plus tabou que les autres, car il est bien connu qu’une femme ne peut pas violer un homme (attention, second degré). Le féminisme, il est dans le soutien de toutes les victimes, et la dénonciation d’une culture qui survictimise les victimes de viol en leur attribuant une part de responsabilité.
    Alors c’est dommage, votre blague elle m’aurait fait marrer, si le reste de votre article ne m’avait pas indignée. Je ne peux que vous conseiller de vous renseigner sur la question (statistiques gouvernementales sur les violences faites aux femmes, écrits scientifiques sur ces questions, ils sont nombreux), afin d’éviter de parler avec votre émotion seule d’un sujet que visiblement vous ne maîtrisez pas, et qui vous dépasse.

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    • C’est marrant tous ces gens qui sont spécialistes d’une théorie et qui me font la leçon. Est-elle si dictatoriale que personne ne peut aborder le sujet un peu différemment ? Si c’est le cas, elle me fait peur. Je ne nie rien du viol, de la souffrance, de l’insécurité. Je dis simplement que je réfute le terme culture et que je crois à une sortie de crise a long terme. Mais en cherchant des voies de pacification. Pas en partant sur le chemin de la guerre.

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    • Esclarmonde dit :

      Je ne me dis pas spécialiste de la culture du viol, par contre du phénomème des violences à caractère sexuel, oui ; leur prise en charge thérapeutique (auteurs comme victimes), c’est mon métier, un peu.
      J’ai envie de dire tant mieux, que des gens comme vous réagissent ainsi. Ça donne de l’espoir, dans un sens. Mais certaines de vos affirmations (notamment, ne pas croire que l’auteur d’un viol pourrait inviter sa victime au ciné, car après tout c’est juste un taré), démontrent une méconnaissance du phénomène des violences à caractère sexuel. Et dans un article qui fait tant d’audience, cela perpétue cette méconnaissance. Excusez-moi de souhaiter qu’un sujet si grave soit traité de manière plus exacte, même sous couvert de l’humour.

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      • Je comprends mais tout le monde analyse, dissèque des petits bouts pour accuser des plus grands maux. Juste en occultant le message qui ne me semble pas un appel au viol, ni laisser le moindre doute sur mon rejet massif de ce crime et mon soutien aux victimes. Mais ça piaille direct parce qu’un « blanc cis hétéro » se permet. De la merde oui. Le radical ne sert jamais une cause. Point.

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      • Esclarmonde dit :

        Excusez-moi alors d’avoir « piaillé » sans faire référence aucune à votre genre, orientation sexuelle (que je ne prétends pas connaître), et couleur de peau (idem). En fait j’en ai un peu rien à faire de vos caractéristiques socio-sexuo-genrées. Ce qui me dérange, c’est que votre article ne tient pas compte de la réalité du phénomène que vous traitez. Mais bon, si un avis professionnel n’est pour vous que « de la merde » (je me permets de vous citer, je préfère pour ma part éviter les vulgarités lorsque je m’adresse à quelqu’un), on va arrêter là. Le radical ne sert jamais une cause, sur ce point on est d’accord. Mais la désinformation non plus.

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      • Ce n’est pas de vous dont il était question mais du torrent de militantes 2.0. Pour le reste, de la merde car je ne comprends pas qu’on interdise un avis, s’il n’est pas dangereux. Le mien ne l’est pas. Il est même positif pour qui prend le temps de lire vraiment. Et ce n’est qu’un avis, pas de l’information. Ce n’est pas un rôle que je me donne. Je prends vos remarques. Elles sont sensées. Attachée à la réalité de surcroît. Mais elles ne divergent pas tant de ma prise de parole. Si on enlève le fait que je critiquais l’utilisation du mot culture à des fins troubles.

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  9. Maiwenn dit :

    je suis une fille et j’ai adoré le texte, j’ai beaucoup ri
    Bien sûr certains passages sont drôlement gores mais il faut arrêter de tout prendre au second degrés et de vous offusquer pour si peu messieurs et dames dans vos commentaires
    un peu d’ironie n’a jamais fait de mal à personne !

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  10. Eliaitat dit :

    Vous dites que c’est le terme « culture du viol » que vous rejetez. Pourtant, votre texte la nourrit, cette culture du viol, bien plus qu’il ne prouve l’exagération de sa détermination.
    Votre considération du viol, et partant des violeurs, est faussée dès le départ.
    Un viol n’est pas nécessairement commis la nuit, par un inconnu, en pleine rue. Au contraire. La majorité des viols se produisent dans le cercle privé par un violeur connu de sa victime. Un violeur n’est pas non plus nécessairement un gros balourd pas très beau qui comblerait donc sa frustration par le viol. Les violeurs, la majorité du temps, sont insoupçonnés être tels justement en raison de leur apparence, quelle soit sociale, physique, intellectuelle, etc…. Si vous n’avez comme référence qu’ Emile Louis, c’est sûr que là, on pourrait aisément tirer quelques caractéristiques.
    Mais les violeurs ne sont pas tous gros, moches et complètement cons. Il y en a de très beaux, intelligents, cultivés, et je vous dirai même que c’est le cas de la majorité d’entre eux, ce qui rend la parole de la victime peu crédible, car dans l’esprit de beaucoup, dont le votre apparemment, un homme comme ça ne peut être capable de tels faits.
    Sous couvert de donner une image pertinente à l’exagération féministe (selon vous) quand elle parle de « culture du viol », vous nourrissez, par votre méconnaissance et vos a priori , encore plus cette « culture du viol » même. En fait, vous justifiez cette exigence de la dénonciation féministe en ces termes justement en prétendant, avec les arguments qui sont les vôtres, qu’elle est faussée.
    Vous dites que cette conception du viol est obsolète car aujourd’hui l’homme n’est plus un animal, qu’il est sociabilisé, cultivé, et que la plupart savent réfréner leurs pulsions. Pour vous, les viols d’aujourd’hui sont le résultat d’une perte de repères car l’homme est écartelé entre sa position dominante et dominatrice d’antan et la frustration que lui imposeraient à cela la société et les femmes en cherchant l’égalité des sexes. Votre discours est là bien ambigüe. Ainsi, si j’ai bien compris, les viols, avant se justifiaient par le fait que l’homme était tout puissant, et la femme lui était soumise et dévouée. Nous pouvions donc alors, à cette « époque » parler de « culture du viol ». Aujourd’hui, les viols se justifient, ou tout du moins s’expliquent, selon vous, non pas parce que l’homme ne saurait pas réfréner ses pulsions mais parce qu’il est perdu entre sa position dominante qu’il tend à perdre ou qu’il a perdu , et l’arrivée à son égal de la femme. Vous dites ainsi que « le sexe est devenu sa faiblesse depuis que le sexe dit faible l’est moins ». Et vous poursuivez votre argumentaire en évoquant l’augmentation de l’utilisation de viagra depuis la presque égalité des salaires hommes-femmes (d’ailleurs, j’aimerai bien qu’on y arrive un jour à cette égalité réelle des salaires). Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par là. Car vos arguments me semblent assez contradictoires. J’en déduis donc (mais ce n’en est que ma lecture) que selon vos propos, la perte de repères de l’homme qui est la raison du passage à l’acte violent vient de la position actuelle de la femme dans la société. Donc, si la femme se faisait violer avant, c’était parce que l’homme était tout puissant ou tout au moins parce que la femme lui était « inférieure » , et sil elle se fait violer aujourd’hui, c’est parce que la femme tend à lui faire perdre de sa toute puissance ? Là aussi, vous démontrez bien qu’il s’agit bien d’une « culture » du viol. La culture n’est pas donnée soudainement, pédagogiquement, comme vous l’énoncez. La culture s’ancre petit à petit, elle entre dans l’esprit de génération en génération, trop souvent comme ne nécessitant aucune explication. Elle est une donnée nullement questionnée. Avec le fameux c’est comme ça un point c’est tout, et d’ailleurs, on ne l »entend même pas ce fameux « c’est comme ça un point c’est tout », car c’est tellement ancré dans certains esprits qu’on ne se pose même plus la question du pourquoi on pense ainsi. La culture sans l’éducation conduit à ce genre de discours stéréotypés et d’autant plus effrayant qu’il affirme un savoir . Parler de culture du viol est donc le bon terme, et vous le dites vous même dans votre dernier paragraphe. Nous sommes donc d’accord, que seule la pédagogie pourra venir à éradiquer cette culture du viol. Encore faut-il que les esprits savants admettent qu’ils ne possèdent pas tout le savoir et que cela n’est pas castrateur ni une marque de faiblesse que de se tromper.
    Et juste un dernier point, comparer les féministes aux racistes dont les voix s’élèvent de plus en plus ces dernières semaines montre quand même une certaine méconnaissance du combat féministe. Encore un a priori culturel que seules l’éducation et la pédagogie pourraient corriger en rendre conforme à la réalité.

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    • Les esprits ne possèdent pas tout le savoir, certes, mais je découvre depuis hier que des gens qui savent, qui font la leçon. Drôle de notion du dialogue. Après, les interprétations n’engagent que ceux et celles qui les formulent.

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  11. Eliaitat dit :

    J’ai bien compris que vous étiez en pleine course sur une plage et que cela devait rendre l’ouverture au dialogue un peu compliqué (essoufflement, tout ça…). Peut-être quand vous ferez une pause?

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  12. Si cette blague ne fait pas rire, je pense que c’est surtout parce qu’une femme pourra facilement s’identifier et avoir un sentiment d’insécurité. Personnellement je ressens un frisson de dégoût à la lecture de la deuxième phrase, par peur que ça m’arrive un jour (cette peur peut paraître irrationnelle mais je crains que nous la ressentions toutes plus ou moins, peut être une réminiscence du cerveau reptilien qui nous invite à nous protéger).
    Ce qui m’interpelle dans votre texte, c’est qu’il débute comme un coup de gueule contre les féministes « sans humour », et qu’il se termine par la condamnation pure et simple du machisme. (Mais arrêtez moi si je me trompe).
    Alors pourquoi vouloir blâmer les personnes qui s’élèveraient pour contrer ce genre d’humour qui, bien que vous n’en partagiez pas forcément les valeurs, véhicule néanmoins certains des pires clichés contre lesquels il faut lutter pour mettre fin au machisme ?

    Et, entre nous, pour voir passer régulièrement certains de vos tweets, je sais que vous êtes capable de bien mieux que ça, niveau rire 🙂

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      • Et c’est une très noble lutte, je suis avec vous sur ce point, mais il ne me paraît pas forcément judicieux de commencer votre article en vous mettant à dos une partie du lectorat que vous souhaitez concilier 😉
        En tout cas c’est sûr que je n’aurais pas cette approche, car pour moi une personne qui se sent agressée ne sera pas réceptive au message… mais chacun sa manière de fonctionner !

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  13. Pingback: Mec. Ta gueule. | Dans un chou-fleur

  14. Juvia dit :

    Là ça devient ridicule…
    Landeyves, vous avez voulu faire un papier sur un sujet que vous maitrisez pas, dont vous ne connaissez visiblement pas grand chose et dont vous ne maitrisez même pas les termes de base.
    Faire rire intelligemment avec un sujet grave, c’est en fait un exercice difficile qui n’est pas à la portée du premier venu. Si vous découvrez aujourd’hui le concept de « bosser » une notion et d’être certain de bien la comprendre avant de déconner avec, tant pis… Au moins ce sera fait pour l’avenir (prions).
    Au lieu de traiter les gens qui vous font remarquer vos erreurs de « donneurs de leçons radicals », admettez que vous vous êtes planté, que vous avez été partisan du moindre effort, que vous ne le referez plus, et on pourra tous passer à autre chose.
    Je les comprends ces « donneurs de leçons » : en dehors du fait que votre article ne vole pas bien haut, c’est dangereux (oui) de chercher à parler de manière simpliste de notions qu’on a mal comprises.Un tiers des viols sont perpétués par la personne avec qui les victimes sont en couple : ça se sont les faits. Au temps pour vôtre vision du taré qui refuse de payer une place de ciné..
    Ces violences arrivent. Souvent. Trop souvent. Et elles arrivent aux hommes comme aux femmes. Et puisque elles ont mis longtemps avant d’être reconnues (ex : le viol conjugale), les gens qui luttent contre ont envie de forcer le message pour être sûrs de les éradiquer à long terme. Je ne crois pas que ce soit un mal.
    L’éducation c’est long…Quand 30% des gens en France trouvent (en 2015) que les auteur(e)s de viols sont moins responsables si la victime est en tenue « sexy », moi ça me fait peur.
    On doit TOUS examiner notre conduite par rapport à ces faits – dans notre compréhension, dans nos actes de dénonciation théorique comme dans nos réflexes d’acceptation pratique – : on est une société, personne n’est « en dehors ».

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    • Merci. On m’a déjà donné 100 fois exactement les mêmes arguments. Il me semble malhonnête de disqualifier de fait toute approche un peu différente, au motif de « tu ne sais pas de quoi tu parles ». Et désolé, mais je ne vois pas au nom de quoi, je devrais considérer que vous détenez la vérité unique et absolue. Même les spécialistes débattent et divergent.

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      • Juvia dit :

        On ne vous demande pas non plus de faire 10 ans d’études sur le sujet : faire une recherche google pour tomber sur les chiffres les plus frais de l’INSEE en la matière vous aurait demandé moins de temps que ce que ça vous demande de répondre à toutes les haro sur ce papier. On vous ressert les même arguments parce que ce sont des arguments documentés (c’est tout simple hein comme explication).
        Et le « tu ne sais pas de quoi tu parles » est et restera tjrs un très bon argument pour discréditer un grand élan théorique de n’importe-quoi ; où à ce compte là n’importe quel coin-coin peut se permettre d’écrire des papiers sur la physique quantique sous couvert « d’approche différente ».
        En écrivant ce papier vous vous êtes comporté comme un vrai branleur : vous avez visé le truc qui à un peu de fond sans vouloir vous fatiguer à faire le boulot nécessaire pour… Ça se voit, et maintenant au lieu de reconnaitre que vous vous êtes planté, vous préférer adopter l’attitude de l’élève de terminale qui a eu un 2 en philo et qui accuse les profs de le sacquer parce que – selon lui – ils se sentiraient menacés par son « intelligence d’artiste »… Ridicule…

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  15. Quelques arguments, que diable ! dit :

    Salut. J’aimerais que vous lisiez mon pavé jusqu’au bout s’il vous plaît, car votre article, bien que partant d’une très bonne intention (oui, les consciences s’élèvent pour dénoncer le sexisme, et oui, on peut rire de tout même du viol etc…) je pense que vous faites erreur concernant la culture du viol qui n’existe pas, et j’aimerais, si vous le permettez, donner mon avis en réponse au tien. En aucun cas je ne dévaloriserais votre propos, je ne pense pas non plus que le mien est forcément supérieur, mais j’aimerais, dans le cas ou vous ne seriez pas d’accord, que vous m’apportiez la contradiction avec des arguments un peu plus forts que la perte de repère (des faits, des statistiques, etc…)

    Si je reprends la signification de « culture du viol » :un concept établissant des liens entre le viol (ainsi que d’autres violences sexuelles) et la culture de la société où ces faits ont lieu, et dans laquelle prévalent des attitudes et des pratiques tendant à tolérer, excuser, voire approuver le viol.

    Maintenant la définition de culture : ensemble des phénomènes matériels et idéologiques qui caractérisent une civilisation.

    Pour moi il y a beaucoup de phénomènes idéologiques dans une société.

    Le judiciaire : effectivement, le viol est condamné par la loi en tant que crime. C’est beau dans l’absolu. Dans les faits, 80% des viols sont requalifiés en agressions sexuelles, et donc en délit. Et ça, c’est quand on arrive au bout de la procédure. 10% des viols sont déclarés. Seulement 10%. En France, ça fait un viol toutes les 40 minutes.

    Le politique : vous n’entendrez jamais un politique qui vous dira que le viol c’est bien. Là encore, c’est beau dans l’absolu. Dans les faits, à l’Assemblée, on peut manifestement être renvoyé aux assises pour viol et dans le même temps présenté à l’investiture républicaine sans que cela pose le moindre problème (Georges Tron). Lorsqu’un homme politique est poursuivi pour viol, on minimise immédiatement la parole de la victime et on parle d’un coup monté, de cabale. On va chercher à culpabiliser celles qui l’accusent plutôt que de se poser des questions sur lui (DSK). Et malgré le fait que le nombre de viols en France surpassent largement celui des victimes du terrorisme, vous n’entendrez jamais un politique demander, comme vous semblez le suggérer, que les hommes se désolidarisent de ces crimes, alors qu’il va demander au musulman lambda, effectivement (et c’est tragique) de se désolidariser de ce terrorisme.

    L’école : vous parlez du porno. Et vous avez raison. L’éducation sexuelle manque cruellement dans notre société, et notamment une éducation claire en ce qui concerne le consentement. Alors pourquoi, dans une société qui condamne clairement le viol comme vous dites, préfère-t-on axer les cours d’éducation sexuelle sur les MST et la prévention des grossesses et jamais sur le consentement ?

    Les médias : Là encore, on minimise la parole des victimes dans le cas d’agresseurs célèbres (sauf si la victime est elle-même célèbre, et encore, cf le cas Kesha). Un député condamné pour agression sexuelle (Denis Baupin) ? Le Monde en fait un portrait, dépeignant une personnalité « attachante ». Prenons les autres médias, maintenant. De nombreuses chansons (et on accuse le rap, mais tous les styles musicaux sont concernés), dépeignent et assument de le faire des textes qui font l’apologie du viol sans être inquiétés, un petit morceau choisi Michel Sardou : « J’ai envie de violer des femmes/De les forcer à m’admirer/Envie de boire toutes leurs larmes/Et de disparaître en fumée » ou encore Jul, « te déshabille pas je vais te violer », que tant, tant de gamins écoutent. Les films qui dépeignent le viol, même s’ils le condamnent, dépeignent le plus souvent la vision fausse du viol : par un inconnu dans une rue sombre, ou par un fou qui ne sait pas se maîtriser. 90% des violeurs n’ont aucun problème psychologique et la majorité sont conjoints ou amis de la victime.

    La société en général : oui, en général, nous condamnons tous le viol. Sauf que, et je vous le demande, je vous en prie, écoutez autour de vous : vous l’avez déjà entendu, vous, cette fille qui en parlant d’une expérience sexuelle a dit « je voulais pas, mais bon au final c’était ma faute, j’avais bu », ou ce mec qui vous a dit « j’ai couché avec une fille, elle était ivre morte » sans avoir la notion que c’était du viol ? La plupart des violeurs, ça a été dit, ne se rendent pas compte de ce que c’est vraiment que le viol et ça, ça fait partie de la culture. On m’a dit, et je suis sûre qu’on vous l’a dit aussi (peut être que vous le pensez, je ne l’espère pas) que : quand c’est ta femme c’est pas du viol. Quand c’est une prostituée, même si elle dit non, c’est pas du viol. Quand c’est une fellation c’est pas du viol. Quand tu la « surprends » en passant d’une pénétration vaginale à anale, c’est une « surprise », c’est pas du viol. Quand c’est un doigt, c’est pas du viol. Quand elle est bourrée, inconsciente, c’est pas du viol. Quand elle ne dit pas non, c’est qu’elle est forcément d’accord.

    Pour terminer sur un point, vous avez raison : la société condamne bien le viol, mais juste une toute petite partie du viol : celle de l’inconnu dans une ruelle sombre. Pour le reste, le viol conjugal, le viol médical, le viol des prostituées, des femmes ivres etc…La condamnation est loin, très loin d’être aussi claire.

    Pour terminer, et j’aimerais attirer votre attention là dessus : vous avez des violeurs et des violées dans votre entourage. Vous l’ignorez peut être, mais une femme sur dix a été violée ou le sera pendant sa vie. Vous connaissez certainement plus de dix femmes. Sachant que 80% des femmes violées l’ont été par une connaissance, voir leur compagnon, je vous laisse imaginer le nombre de violeurs (qui s’ignorent peut être) que vous connaissez. Pensez à ces filles, vos amies, vos soeurs, vos collègues peut être, à la prochaine blague 🙂

    Vous allez peut être me dire que je suis une autre féministe sans humour. Effectivement, j’ai du mal à avoir de l’humour sur le viol quand je vois le nombre d’amies en pleurs que j’ai du avoir au téléphone parce que leur copain/un ami/un mec, n’avait pas compris la notion de consentement. Vous m’excuserez, je l’espère.

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    • Merci pour ce commentaire détaillé, posé, structuré. Je suis très en phase et ce qui me gêne le plus. Je n’ai jamais dit le contraire. J’ai juste dit, pour résumer très sommairement : 1. L’utilisation du mot culture n’est pas anodine. Et elle est pervertie par une frange qui ne sert pas la cause, à mon avis. 2. Il y a quand même des raisons d’espérer. Nous sortons d’une société hyper patriarcale, oppressante et pouvons nous diriger dans le bon sens. Peut-être. 3. Dans cette évolution, les mecs ne sont pas forcément bien guidés, par l’école certes, mais au sein de la famille aussi. Je ne vois pas de fossé qui m’éloigne tant que ça. Pour la question de l’humour sur le sujet, c’est autre chose. Discussion compliquée. Je pense qu’il faut pouvoir le faire, même si ça heurtera forcément quelqu’un.

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  16. Nom obligatoire dit :

    « Notre culture, c’est l’égalité des sexes ». C’est dans la partie supposée être de l’analyse sérieuse que vous êtes le plus drôle. Le second degré permet de se cacher de beaucoup de choses, mais votre déni semble évident. Même en se limitant au monde médiatique français (l’essentiel de vos références), c’est du déni. Quant à parler d’autres milieux, d’autres pays (qui vous sont étrangers), c’est de l’aveuglement.

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  17. crazyc dit :

    j ai decouvert vos textes aujourd hui .. et je suis fan
    et de celui ci particulierement.
    j ai dans mes amies tout un tas d enervée , de « causette » avec qui je tente d expliquer … en fait exactement ce que vous avez écris !
    mais qd je vois le flot ici de folles furieuses je me demande si elles n etouffent pas elles meme dans l’oeuf , l’envie des hommes de se rallier a leur cause.
    leur véhémence les dessert.
    et en parlant de ça j vais faire m en faire un pour ce soir .

    longue vie et prospérité .

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  18. Je te cite: « C’était assumé comme tel. L’homme, le chasseur, le prédateur, le glaive. La femme, la proie, le gibier, le fourreau. Binaire bien comme il faut. »
    Faut-il y voir à travers cette dernière phrase que l’évolution de l’homme vient du fait qu’on à appris qu’il faut biner et labourer avant de semer ses graines????

    Je sais c’est pas très fin (mais ça se mange sans faim 🙂 ) c’est juste pour souligner qu’il faut comprendre le second degré quand il est bien fait.

    ce n’est que le deuxième texte que je lis ici et personnellement, j’ai trouvé ça drôle et pertinent.
    Très bonne bonne découverte

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  19. Nina dit :

    Je suis féministe et je trouve cette blague drôle. C’est possible ou pas? Je vais peut-être faire bondir mes sœurs de combat, mais tant pis. L’éternel débat « peut-on rire de tout » me fatigue. Pour moi, l’essentiel est dans le dernier mot: pédagogie, et plus généralement l’éducation. A nous à faire en sorte que nos enfants sachent que tout être humain (ou pas d’ailleurs!) se respecte, sans distinction de genre ou de races. Ouais, je sais, c’est très cucul. J’assume! En tout cas, j’aime votre humour, et cette blagounette aura été génératrice de beaux échanges.

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  20. Jubia dit :

    Je suis une ménagère de plus de 50 ans, ah, non maintenant on dit :  » Femme Responsable principale Des Achats du foyer « , quoique, à plus de 50 ans, nous sommes souvent responsables principales de nos achats puisque Robert s’est barré avec une jeunette, tout comme nos gamins … bref, là, n’est pas le sujet ! J’ai aimé votre texte, j’ai beaucoup ri . Je l’ai lu au second degré, bien sûr

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  21. Anne dit :

    Bonjour, merci pour la qualité extrême de cet article. Et surtout, merci pour cette dernière phrase, justement. Il y a beaucoup d’énergie à mettre dans ce combat; en effet c’est une injure à la culture que de l’associer au terme de viol(ence).

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  22. Ana dit :

    Encore un texte très juste. Et toujours ces comparaisons qui me font bien rire (quoique déprimantes aussi O.o).
    Je suis choquée par contre de certains commentaires. (J’avais commencé un petit paragraphe pour leurs auteurs, mais je me suis ravisée. Pas la peine de s’exciter devant son ordi.)

    Continue en tout cas !

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  23. Rya dit :

    Bah oui, les hommes c’est des potentiels criminels. Vous êtes majoritaires en prison (même en Occident), vous avez plus de pedophile, de criminels en tout genre. On est des anges pour vous supportez. Si vous ne vous étiez pas aroger autant de privilèges au cour des siecles, il n’y aurait pas autant de tensions entre feministes et hommes. C’est tout à fait normale qu’on soit revancharde compte tenu des crimes commis à notre encontre depuis des siècles. J’ai grandi en Inde, je sais de quoi je parle. Vous voulez juste faire taire la souffrance des femmes avec votre humour et continué à nous traiter comme si nous n’étions pas des humains. Vous le parfait petit occidental, vous restez un homme et je suis sûre que vous regrettez le temps ou les femmes n’avaient aucuns droit. Votre blague montre à mes yeux que vous êtes un potentiel violeur. En Inde, j’ai entendu souvent ce genre de blagues. Je ne peux donc qu’en conclure que vous n’êtes pas mieux.
    Au moins vous n’avez jamais vécu dans la peur d’etre violé ou défigurer à l’acide pour avoir rejeter les avances d’un homme. Vous êtes juste un nostalgique. Les femmes occidentales ont raison de rester sur leur garde avec des gens comme toi qui ne pensent qu’à leur enlever leur droit pour lesquelles elles ont luttés. Et de toute façon et selon mon expérience, la violence est souvent nécessaires pour se faire entendre. L’histoire le prouve.
    C’est marrant de lire qu’un français trouve les feministes violentes compte tenu du fait que vous avez gagné vos droits en coupant la tête de votre roi. Si vous ne l’aviez pas fait, vous seriez toujours aussi misérables. Preuve que la violence est un bon recours. Le féminisme n’a jamais tué personne de toute façon alors que le sexisme si. Je pense effectivement que le féminisme devrait prendre un tournant plus violent mais je suis malheureusement minoritaire.
    Soyez heureux, vous êtes un homme occidental avec tous les privilèges qui vont avec mais apparemment rien ne peut calmer votre avidité.

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  24. May dit :

    Mon pauvre, tu t’es fait démonter! J’aime ta manière d’écrire, ça me fait penser aux mails qu’on s’écrit avec un pote. Bon courage et continue.

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  25. Childéric dit :

    Je réagis tout de suite au sujet du « les femmes étaient maltraitées avant ».

    Attention, le viol a toujours été sévèrement puni dans l’histoire. Il n’y a qu’en temps de guerre que le viol était généralisé, car le vainqueur s’offrait ce droit : l’impact étant à la fois psychologique et concret (répandre des bâtards issus de deux peuples différents peut s’avérer utile pour conquérir une population).

    Est-ce que nos ancêtres maîtrisaient moins leurs pulsions ? Je pense que non : ils vivaient dans un paradigme totalement différent qui ne mettait pas autant en avant le sexe qu’aujourd’hui. Le sexe n’était pas perçu comme l’un des biais ultime de réussite, d’accomplissement de soi. Tout n’était pas aussi sexualisé non plus : on avait pas des films avec du cul de partout, des nanas à moitié à poil sur les panneaux publicitaires à tous les coins de rue etc…

    En bref, il ne pouvaient pas vivre dans une « misère sexuelle » comme il en existe aujourd’hui, et qui existe par effet de distorsion entre une vie sexuelle hyperactive fantasmée et présentée comme « normale » dans le cinéma ou la publicité et la vie réelle… ou ben faut bien l’avouer : le commun des mortels a une vie sexuelle bien moins… palpitante.

    Quant à l’image de la femme à l’époque, là aussi il faut voir les choses telles qu’on les voyait à l’époque. La société était très codifiée, chacun avait son rôle et l’accomplissement individuel ne valait peu de choses : ce qui comptait, c’était l’accomplissement collectif, le maintien de l’harmonie et de l’ordre.

    Dans une telle vision du monde, une séparation des rôles hommes/femmes est logique, et l’un n’est pas plus utile que l’autre. Les femmes représentaient le domaine de l’intériorité, les hommes, eux, de l’extériorité. A partir de là, tout coule de source : travail domestique pour les femmes, travail à l’extérieur pour les hommes, par exemple. La femme avait un rôle très important au sein de la famille, de la maison. Elle était garante de la tradition, de la fierté familiale, du savoir. Elle se dotait d’un rôle certes discret, mais pas moins utile.

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  27. commentateur dit :

    La blague ne me choque pas plus que ça, je la trouve même amusante. Mais votre réaction et celles de certains de vos supporters face aux commentaires de celles qui ont tenté d’expliquer leur désaccord est décevante.

    Ce n’est pas parce que vous maniez avec un certain talent l’humour que ceux qui traitent la question avec un peu de sérieux et de passion sont des enragé(e)s.

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  28. Salut,

    je pense que vous parlez d’une chose que vous ne maitrisez pas, que vous ne connaitrez jamais et qui vous dépasse parce que…. vous êtes un homme ignorant ou naif.

    Pour conclure, vous auriez mieux fait de vous abstenir d’essayer d’être drôle sur ce thème. Parce qu’à defaut d’être talentueux, il faut aussi être sérieux sur le sujet. Et vous n’êtes ni l’un, ni l’autre sur ce sujet.

    Mais vous en parlerez à votre femme ou copine, votre fille ou votre soeur adolescente, et je suis sure qu’elles vont bien rire de votre belle prose.

    Difficile d’essayer d’être quelque chose ou quelqu’un, hein ?

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  29. Idunnn dit :

    Salut !

    Dans un commentaire, tu te dis utopiste. Je sais pas si c’était de l’ironie, mais le fait est que tu dois sûrement l’être réellement si tu penses que la société a vraiment évolué drastiquement au sujet des rapports homme/femme, qu’on n’est plus à l’âge de pierre, tout ça.

    Un truc dérangeant, c’est bien de faire croire que tu t’es documenté, tout ça pour finalement faire un raccourci (je cite : [Pour résumer, la culture du viol, c’est un concept qui dénonce les systèmes oppressifs au sein desquels la femme et ses divers orifices sont en insécurité permanente puisque tous les hommes sont des violeurs potentiels]) sur un sujet qui te gratouille : la fameuse culture du viol. Je vais pas me fatiguer à démontrer les faiblesses factuelles de ton point de vue, plein de gens s’en sont déjà chargés.
    Peut-être que pour toi la culture du viol c’est un non-concept parce qu’en tant qu’homme, tu n’y es confronté directement qu’assez rarement. Et parce que tu penses à la fameuse dichotomie individualité/collectivité en te plaçant du côté individuel. Vu que les hommes sont pas TOUS des gros cons de violeurs, alors ça discrédite qu’on emploie le mot « culture » pour toi. (En plus, dans ta vision des choses, on a dépassé ce stade depuis des lustres, surtout dans notre beau pays).
    Sauf que c’est là que le bât blesse : les féministes prétendûment hystériques parce qu’elles ne rient pas à ce genre de blagues ne rient pas justement parce qu’elles voient le SYSTEME derrière les individus lorsqu’elle le dénonce, et pas l’inverse (les individus avant le système) et c’est peut-être ça que tu déplores. En gros, on dirait comme plein de mecs que tu veux qu’on reconnaisse ton individualité comme on te donnerait un petit susucre parce que TOI t’as été gentil, t’as pas violé, et que tu connais plein d’autres mecs qui sont pareils, si si, alors bon hein, Not All Men quoi.
    C’est sans doute vrai, et c’est très bien pour vous, mais un aspect du combat féministe c’est justement de mettre un terme aux actions des connards qui violentent les femmes (et qui sont violents en général), pas de rassurer les egos de types lambda qui ont envie qu’on reconnaisse qu’ils sont « du bon côté ».

    Que ta blague fasse rire ou pas, à la limite on s’en fout, mais ton texte montre bien un truc : on dirait que tu es clairement en avance sur notre temps, si culture du viol il n’y a pas dans ton monde, et là tu es effectivement dans l’utopie. Ou alors tu es juste un mec qui ne la subit pas au quotidien mais qui a quand même envie qu’on reconnaisse que non, ça existe pas, arrêtez un peu roooh.

    Si tu vis vraiment à une époque ou pour toi la culture du viol n’existe pas, alors pitié envoie-nous des cartes postales plus souvent, on a hâte de voir à quoi ça ressemble !

    Bisous ❤

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    • Merci pour ton commentaire. Le problème, c’est qu’il s’agit bien d’un concept, d’une manière d’expliquer un sujet. Je ne réfute pas le sujet, je dis juste qu’un autre concept peut être appliqué. Moins clivant, plus porteur d’espoir. Je ne crois pas que ce soit honteux.

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      • Idunnn dit :

        J’ai juste l’impression que tu cherches à discréditer ce concept pour de mauvaises raisons (ton ego blessé de mâle-soi-disant-pas-oppresseur), au lieu de partir de ce qui devrait vraiment importer : la parole de celles (et ceux) qui subisse la violence au quotidien, violence qu’on peut résumer sous ce chapeau de « culture du viol ».
        Proposer un nouveau concept quand on n’est pas directement concerné et se permettre de nier celui qui a été élaboré (avec ses défauts, certes) mais dans lequel plein de gens se retrouvent vu leur expérience de cette violence au quotidien, c’est leur faire une violence de plus.
        Ça montre juste que tu es plus préoccupé par le fait d’éviter les clivages que de t’occuper du vrai problème : les violences sexistes/sexuelles, subies en immense par les femmes, et tu penses que le meilleur moyen, c’est de ménager les hommes (qui sont en majorité les auteurs de ces violences). Ça te paraît pas un peu paradoxal?
        Je connais pas ton niveau d’anglais, mais cet article poursuivra mieux que moi cette réflexion : http://everydayfeminism.com/2016/10/yes-actually-it-is-all-men/?utm_content=bufferb4c73&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

        Je comprends ton cheminement de pensée, mais je n’y adhère absolument pas. En tant que femme, je préfère largement ne pas épargner les connards de violeurs/harceleurs quitte à me tromper parfois et blesser quelques mecs biens en chemin si ça peut faire avancer le schmilblick. J’ajouterai que le sexisme inversé n’existe pas. Si vous êtes heurtés dans votre ego ou que vous vous sentez jugés à tort, ça ne vous enlève pas le fait que d’être un homme et d’avoir tous les avantages qui vont avec. Je ne dis pas que c’est bien de blesser un type psychologiquement ou physiquement pour autant, évidemment.
        Contrairement à toi, je crois cependant que la pédagogie a ses limites et j’atteins un peu la mienne, d’autant que je sais que ça ne te fera pas changer d’avis d’un iota. Mais tant pis.
        J’espère que ta prochaine blague sera au moins marrante.

        Salut !

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    • psyco_ dit :

      j’ai deux ou 3 truc à répondre :
      déjà dire que seul les personne concerné sont en mesure de théoriser ou parler d’un phénomène c’est hyper présomptueux et laisse croire qu’être victime donne la science infuse alors que jusqu’à présent c’est plutôt le fait d’être spécialiste qui permet d’étudier un sujet ou le fait d’étudier un sujet qui fait un spécialiste d’ailleurs les personne étudiant un sujet qui leurs est étranger sont beaucoup plus pertinent dans leurs analyse, c’est comme si un médecin attendait d’avoir le cancer pour l’étudier et que seul ceux ayant ledit cancer sont écouté dans leurs étude de la chose.
      dans le cas qui nous concerne ça dépend de la sociologie or, je vois quantité de personne sur le net sans aucun idée de ce qu’est la sociologie se ramener avec ses idées fumeuse faisant fi des bases faire la morale avec ses idée reçu applaudi et repris par ceux que ça arrange.
      dire que le sexisme inversé n’existe pas oui et non oui parce que le terme est simplement sexisme et non parce que ce que vous voulez dire c’est que le sexisme ne concerne pas les homme, je vais vous apprendre un chose le sexisme concerne tout le monde, tout le monde en est victime que vous le vouliez ou non.
      à la différence que votre malhonnêteté vous incite à penser qu’être victime (souvent de vos fantasme) vous donne tout les droits possible alors que non être victime (de n’importe quoi d’ailleurs) ne donne rien du tout. et par ce faite considérer qu’il est de votre droit sous ce prétexte de maltraiter toute un partie de la population est sexite point !
      cette méthode c’est juste la présomption de culpabilité, c’est faire subir à d’autre ce que vous dénoncez, c’est malhonnête et dangereux, et dans tout les cas ça fait perdre toute crédibilité à un mouvement.

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